Retour dans les montagnes après la dernière section désertique qui m’a tant émerveillé que fait souffrir. Je m’apprêtais à traverser la section considérée comme la plus belle de toute l’aventure. Je ne le savais pas encore, mais j’allais rester sans voix face à ces incroyables paysages.

Jour 108 : mile 1728,7

Après une bonne nuit, quelques burgers et milkshake, je me remet en route. J’arrive au magasin dans lequel j’ai fait livrer mes nouvelles chaussures dans la ville de South Pass City. Je les essaient et elles semblent m’aller. Je jette le carton et les semelles pour y mettre les miennes. Je range mes anciennes chaussures dans mon sac au cas où j’en aurai besoin, et je commence à marcher. J’ai bien fait de les garder.

A peine 2km plus loin, de grosses douleurs commencent à se faire ressentir au niveau de ma voûte plantaire. J’essaie des étirements, massages, déplacer un peu mes semelles, mais elles sont trop large pour la forme de la chaussure. J’ai donc perdu 140€ dans une paire de chaussures que je ne peux pas me faire rembourser et que je dois en plus porter jusqu’à la prochaine ville, tout en utilisant mes anciennes chaussures qui me tuent les pieds… Autant vous dire que je ne suis vraiment pas content.

J’arrive au campement avec des douleurs résiduelles. Je trempe mes pieds dans l’eau pendant que je mange mon repas. C’est impressionnant comme en une demi journée de marche, je suis passé d’un désert aride à un début de montagne.

Jour 109 : mile 4,2 du détour du Cirque des Tours

Aujourd’hui, j’allais atteindre le début du détour du Cirque des Tours (Cirque of Towers). De la même distance que le sentier officiel, mais avec pas mal de dénivelé en plus, c’est considéré comme la section la plus belle de toute l’aventure. Ce détour se fait en 1,5 journée, et comme par hasard… La météo prévoyait 2 jours de pluie à compté de cette après-midi.

Départ à 6h pour une journée d’un peu plus de 25 miles. En quelques miles à peine, je quitte complètement les plateaux désertiques et je me retrouve en pleine montagne. J’ai quelques rivières à traverser, et je commence à prendre pas mal d’altitude. Après ma pause du midi, j’entame une ascension de 700m de dénivelé positif. L’année dernière, il y a eu une grosse tempête qui a fait tombé là casi totalité des arbres. Il en reste encore beaucoup qui n’ont pas été dégagés du sentier. Je dois donc régulièrement passer au dessus ou autour. En plus de me ralentir, ca m’épuise. Au total, j’ai du enjamber un bon 200 arbres sur la journée.

Arrivé en haut de cette ascension, je commence à redescendre vers un lac. Les 2km qui suivaient sont reconnus pour être impraticable à cause des arbres. Un petit sentier alternatif a donc été crée et balisé de cairn. Je suis donc ces petites cairns sur une pente assez abrupte. La pluie commence à tomber. Les tronc et les pierres deviennent glissantes. Je fini par perdre le sentier et je marche à taton en suivant un azimut. Non sans mal, je retrouve un sentier que je suis jusqu’à atteindre le sentier du détour du Cirque des Tours. J’ai là une magnifique vue, malgré la pluie, sur le lac entouré de très grandes falaises. Quel changement de décors !

Je suis le sentier en très mauvais état. Je dois encore monter de 600m sur un semblant de chemin qui disparaît sans cesse, jonché d’arbres. Il fini par redescendre dans la plaine au milieu de la vallée et remonte la rivière qui s’y trouve au milieu. La vue sur les falaises est grandioses. Une petite accalmie me permet de profiter de ce paysage surréel. Dire que 2 jours plus tôt, j’étais dans de grandes plaines arides et vide…

La pluie reprend. Je me cache sous un arbre car ça semble s’ouvrir un peu plus loin. Un orage commence et vient s’éclater juste au dessus de ma tête. Le grondement est si fort que j’en sursaute presque à chaque fois. Quand la pluie se calme, je reprend ma route jusqu’à atteindre le campement. Je monte ma tente pendant une accalmie et je saute dedans.

Jour 110 : mile 11,4 du détour du Cirque des Tours

Ce qui aurait dû être ma plus belle journée sur le sentier s’est transformé en véritable cauchemar. Départ à 6h15 sous un ciel menaçant. J’ai enfilé mes vêtements trempés, entamant ce nouveau jour dans un certain inconfort. 5 minutes après avoir quitté le camp, la luminosité baisse drastiquement. D’énormes nuages noirs envahissent le ciel. Deux minutes plus tard, une pluie torrentielle débute. Je n’ai nul part où m’abriter. Je suis désespéré. Ce qui est considéré comme la plus belle section de toute l’aventure, n’est rien d’autre qu’un calvaire pour moi.

En quelques minutes à peine, je dégouline de partout. Le vent me gèle. Je tente de m’activer un peu plus pour me réchauffer mais le pluie redouble d’effort, si bien que je ne vois même plus le sentier. Je me perd. Je marche au hasard, montant le plus possible en altitude en espérant voir un sentier. Je fini par arriver au niveau d’un lac que le chemin longe. Je suis en train de trembler très dangereusement. Les gouttes grossissent, le vent redouble de force. Je suis à bout.

J’attend quelques minutes et je profite d’un semblant d’accalmie pour monter ma tente. Je n’avais marché de 2 miles. Le vent rend la tâche beaucoup plus compliquée qu’elle n’est censé l’être. Pendant ce temps, tout l’intérieur de la tente prend la flotte. Je fini par m’installer dedans; c’est un étang. Je me met nu en espérant sécher un peu avant d’enfiler mes vêtements de nuit, encore secs. J’utilise ma couverture de survie pour essayer de me réchauffer, mais le vent aplati ma tente sur moi tant il est puissant. Quand je suis enfin à peu près sec, j’enfile mes vêtements. Il était grand temps; mon corps entier était en train de tourner au violet.

Mon sac de couchage, en duvet, se mouille progressivement à cause de toute l’eau dans ma tente. Il devient de moins en moins efficace. Ma doudoune, elle, arrive à bien me réchauffer. Je m’endors. Je me réveille une heure plus tard, toujours tremblotant. Il m’a fallu presque 5 heures pour me réchauffer. Le vent était si violent qu’il a sorti de terre 3 de mes sardines et le toit de ma tente venait m’étouffer tant il la pliait.

Un peu de soleil est apparu. J’ai sorti la tête de la tente pour votre que Pecorino avait fait de même juste derrière moi. On voit deux randonneurs en train de monter vers le col de montagne. On ne les reconnais pas, mais on décide de les suivre. Je vais pour ranger mes affaires. J’enfile mes vêtements froids et trempés. Ma température corporelle se met à chuter immédiatement. Je commence à essayer de ranger ma tente quand le vent emporte mon tapis de sol jusque dans le lac. Je balance le premier truc que j’ai sous la main sur ma tente pour qu’elle ne subisse pas le même sort, et je saute dans l’eau pour récupérer mon tapis en train de dériver. J’arrive enfin à tout ranger dans mon sac quand… J’aperçois d’énormes nuages noirs foncer sur moi à vitesse grand V. 20 secondes plus tard, une nouvelle énorme averse débute. Pecorino était un peu plus lent que moi pour ranger ses affaires et sa revue était encore montée. J’ai sauté dedans.

J’étais de nouveau trempé et grelottant. La pluie s’est transformée en grêle et tombait si fort qu’on distinguait à peine le lac juste à côté. Le bruit était si violent que nous ne nous entendons qu’à peine parler alors que nous étions à 1m l’un de l’autre.

Une heure plus tard, la pluie s’est un peu calmée. On s’est mis en route. Le vent lui n’avait pas baisser d’un chouilla. Il m’a fait dévier de ma route plus d’une fois, manquant même de me faire dévaler la pente en me faisant perdre l’équilibre et rater un de mes pas. Au col, les rafales étaient si puissantes que je n’arrivais plus à avancer, ça me faisait reculer. Je me suis abrité derrière un gros rocher et j’ai attendu. Le brouillard s’est levé, rafraîchissant encore plus l’atmosphère, comme si c’était nécessaire. Quand le vent s’est un peu calmé, j’ai repris ma route, redescendant vers un lac. Là, le ciel s’est un peu découvert et j’ai enfin pu voir les immenses falaises et quelques glaciers de la vallée. C’était de courte durée, mais au moins, il ne pleuvait plus.

Après quelques heures de marche, j’ai rattrapé les deux randonneurs. C’étaient Long Stride et Velveeta. Quel plaisir de retrouver quelques personnes du groupe. Pecorino et moi même pensions que nous étions derrière le groupe, mais personne ne s’est levé ce matin en raison de la météo.

On est finalement arrivé au bord du lac. On a pu profiter d’un peu de soleil pour tout sécher, puis on a fait un feu de camp pour nous réchauffer. J’ai joué un peu de Ukulélé, et on s’est couchés, quand la pluie est de nouveau revenue. On doit commencer à nous rationner dès aujourd’hui, car nous n’avons pas fait la distance prévue et allons manquer de nourriture.

J’ai une fois de plus été poussé bien au delà de mes limites. Je ne compte plus le nombre de fois où j’ai rêvé de tout abandonner. Où j’ai senti être en réel danger. Cette aventure m’épuise. Beaucoup trop.

Jour 111 : mile 1786,5

Brume matinale

Je me lève à 5h30 pour un départ à 6h. Ma tente et mon sac de couchage sont trempés de condensation, mais je vois un grand ciel bleu, donc j’aurai l’occasion de tout sécher courant de journée. J’entame la première assez raide et technique montée vers le col Jackass. Beaucoup de rochers que je dois escalader ou sauter de l’un à l’autre. Pendant mon ascension, j’ai le droit au levé de soleil sur les pics qui m’entourent. La vue est assez incroyable. Mais pas autant qu’en arrivant au col. De là, j’ai vue sur tout le cirque des Tours et le lac en son milieu. Les falaises sont grandioses et vertigineuses. Le lac arbore un magnifique bleu et s’il n’avait pas été aussi froid, j’aurai volontiers fait une petite baignade.

En continuant ma route, j’entame la seconde grande montée de la journée : le col de Texas. C’est d’une raideur affolante et jamais vue. Même dans le Colorado ! Tous les 10 pas, je me sens essoufflé et mes jambes brûlent de porter un sac sur de telles pentes. Non sans mal, et après 3h30 de marche depuis le réveil, j’atteins le second col. Je j’avais alors fait qu’à peine 4,7 miles. C’est la distance que je fais en 2h habituellement. La seconde montée était de 450m de dénivelé sur une pente à plus de 30°.

Au sommet, j’aperçois deux grands lac entourés de nouvelles incroyables falaises. La vue est à couper le souffle. Le soleil est maintenant bien haut dans le ciel ce qui est clairement appréciable compte tenu de la température proche du négatif. J’ai d’ailleurs du traverser un névé de neige juste avant le col. Dire qu’il y a 4 jours, j’étais en plein désert…

Cirque des Tours

Je commence la descente, toute aussi raide et dangereuse que la montée. A 3 reprises, les pierres roulent sous mon pied. Je suis tombé 2 fois dont une où je me suis cogné le genoux gauche et la hanches. Ça me fera de beaux bleus, mais ce ne sera pas suffisant pour m’empêcher de continuer !

Pendant quelques miles, je redescend dans la vallée, longeant des lacs tous plus beaux les uns des autres. Il y a par contre beaucoup de monde sur le sentier car c’est un endroit assez populaire et nous étions dimanche. J’étais en train de faire sécher mon matériel en même temps que Velveeta quand un homme nous a offert un bloc de 500gr de fromage. Autant vous dire qu’il n’a pas fait long feu ! C’était succulent et très apprécié. Je mange d’ailleurs de plus en plus maintenant que je suis de retour dans les montagnes.

Une fois de retour sur le CDT, il y a de moins en moins de monde. Je commence une longue section pendant laquelle je passe de colline en colline tout en longeant d’innombrables lacs. Je suis parfois dans une forêt, d’autres fois dans une grande plaine. Quelle surprise quand, en sortant de la forêt et en arrivant en haut d’une colline, j’ai eu une vue absolument dingue sur une partie de la chaîne montagneuse Wind River. J’étais abassourdis par le spectacle. J’ai pris quelques photos puis j’ai continué ma route, des étoiles pleins les yeux.

Au détour d’un lac, je croise 3 personnes qui marchent vers le sud. Quelle coïncidence, l’une des 3 était Not A Chance, que je n’ai pas vu depuis Pie Town au Nouveau-Mexique ! Elle avait abandonné le sentier alors Grants et était partie faire d’autres randos un peu partout dans le pays. C’était vraiment improbable de la revoir là, pendant une petite rando de 3 jours.

On s’est dit au revoir et j’ai poussé pour les dernières heures de la journée. À 20h30, j’arrive au campement entre deux lacs. J’ai marché un total de 24,7 miles (40km) avec un dénivelé positif total de 1800m. Je ne me souviens pas avoir réussi à faire ça sur toute ma traversée du PCT. Je suis vraiment très fier de moi !

Pecorino est arrivé au campement, mais Velveeta s’est à priori arrêté un peu plus tôt. Toujours aucune nouvelle du groupe qui est à priori scindé en deux dernière nous. On a par contre appris la disparition sur cette section et depuis 5 jours de Slide, un randonneur avec qui j’ai pu faire 3 jours de rando, dont l’ascension de Grays dans le Colorado. Ce n’est pas rassurant du tout car c’est un randonneur expérimenté. On espère qu’il va bien.

Le cirque des Tours vu du Nord

Jour 112 : mile 4,6 du détour du col Knapsack

Réveil matinal avec une tente congelée. Tout mon matériel était gelé des températures négatives de la nuit. Je n’ai par contre pas eu froid. Je remercie mon sac de couchage pour ça !

Mes pieds souffrent de l’humidité
Petite baignade
Knapsack est au fond de la vallée, derrière l’un des pics

J’avais prévu de pousser jusqu’au détour du col de Knapsack, une section supposée magnifique, de la même longueur que le chemin officiel, mais avec un peu plus de dénivelé. Je n’avais par contre aucune force aujourd’hui ! La journée d’hier était un peu trop violente. Les montées étaient assez dures, et surtout très raides. Mais quand j’ai eu les premières vues de la journée, j’ai été bouche bée. Je n’ai pas les mots pour décrire cette journée qui pour moi, est le plus bel endroit que j’ai pu voir sur terre. Je vous laisse avec des photos qui je l’espère, rendront hommage au lieu.

La vue du campement

Jour 113 : mile 1831,6

Je me lève à 3h45 pour un départ à 4h20 direction le col de Knapsack. Culminant à 3770m d’altitude, c’est le point culminant du Wyoming. Pecorino et moi voulions arriver au sommet juste avant le lever du soleil. On s’était dit que 2h pour faire 3,5 miles, c’était raisonnable. On entame donc l’ascension à la lumière de nos frontales. Il n’y a pas de chemin, il faut juste remonter la rivière. Sauf que ce n’est pas très praticable.

Pas de sentier. Pecorino est en train de faire son propre chemin parmi les rochers

La moitié du passage est pleine d’eau, l’autre est un enchaînement de gros rochers. Arrivés au fond de la vallée, le vrai dénivelé positif commence. Sur une paroie extrêmement raide, je saute et escalade de rochers en rochers. C’est très fatiguant ! Mon cœur bat à son maximum et j’ai de nouveau une sorte de poing de côté au niveau du poumon droit. C’est peut être à cause de l’altitude, car je monte assez rapidement. Si rapidement que je dois commencer à traverser des névés de neige complètement gelées. Le ciel s’éclaircit progressivement et me permet d’apprécier la vue sur les aiguilles et les glaciers environnants.

Le col de montagne. Bien évidemment, il n’y a pas de sentier pour y arriver !

Je continue de grimper, au hasard, sur la paroie. Régulièrement, je pose mon pied sur une pierre instable. Parfois, je perd l’équilibre et tombe sans pour autant pour blesser. Jusqu’au moment où une pierre bouge sous mon poids et vient compresser mon tibia droit contre un autre rocher. Sous la douleur, je prend quelques minutes de pause. Rien de cassé, fort heureusement. Donc je reprend la route.

Pecorino sur la dernière ligne droite jusqu’au col

Le soleil commençait déjà à se lever sur les sommets environnants. Nous avions donc raté notre objectif, mais il n’y avait pas encore de soleil sur le col. Nous n’avions clairement pas prévu de prendre 3h pour faire 3,5 miles. À peine 1,7km/h ! Un dénivelé total de 550m sur même pas 4km, mais sur un terrain impraticable ! C’est, de loin, la randonnée la plus technique et dangereuse que j’ai pu faire jusqu’à maintenant. On est proche de l’escalade pour le coup.

Enfin au sommet, on profite des couleurs matinales sur les deux vallées. C’est un spectacle absolument fabuleux. Une bonne heure plus tard, on entame la descente. Tout aussi raide que la montée, elle possède tout de même un chemin de graviers qui roulent sous nos pieds. Je me retrouve plusieurs fois à faire du ski. Je fais une chute pendant laquelle mon doigt atteint d’une petite infection vient claquer le sol. Mes chevilles tiennent le coup malgré leur forte sollicitation.

J’arrive à un lac dont je fais le tour, puis je gravi un second col, bien plus simple. De là, c’est une longue descente jusqu’en bas de la vallée. Plus de 1000m de dénivelé négatif d’une traite ! Il commence à faire chaud et la fatigue se fait ressentir. À chaque toute petite montée de quelques mètres à peine, mes jambes deviennent lourdes et fébriles. Mais les paysages en valent la chandelle ! De nombreux lacs bleu turquoise ou crémeux de l’eau des glaciers, entourés d’immenses falaises en granite. C’est un lieu paradisiaque.

Alors que j’étais traverser une prairie, je remarque un élan allongé à l’ombre, quelques dizaines de mètres de moi. De l’autre côté du sentier, il y avait son faon. J’ai profité du spectacle tout en attendant qu’il rejoigne sa mère pour ne pas me faire charger. Puis j’ai repris ma route jusqu’au camping. Après 23,6 miles (38km) et un peu plus de 1000m de D+, à 17h, je commence à faire du stop avec Pecorino, direction Pinedale. J’étais en légère déshydratation ou j’avais eu un coup de chaud car ma tête tournait un peu. La fatigue devait sans doutes y être pour quelque chose aussi.

Un faon d’élan

Jusqu’à 21h, on est restés sur le côté de la route à attendre des voitures. Seuls 5 véhicules sont passés et nous ont parfaitement ignorés. La déception était énorme quand on s’est rendu à l’évidence : il n’y aura pas de burger, de glace et de soda ce soir…

En se baladant dans le parking, on arrive tout de même à yogi 2 bières à une famille de redneck avant de sombrer dans notre sac de couchage.

Jour 114 : mile 1831,6 – Pinedale

Debout à 6h pour commencer notre stop. A 8h, la première voiture passe mais ne porte aucune attention à nous. Une demi heure plus tard, une seconde voiture mais qui n’a pas la place de nous prendre. À 9h, une troisième voiture avec 3 hommes du Colorado qui partaient en rando pour 10 jours. Ils acceptent de nous déposer en ville. Enfin !! Après 1h30 de route, et après avoir vu un aigle sur le bord de la route, on arrive à Pinedale. Direction le restaurant, immédiatement, pour un énorme burger, un milkshake et un soda. Puis on retrouve le groupe qui était arrivé en ville hier soir, à partir d’un autre parking quelques 40 miles derrière moi. Ils sont donc 2 jours de marche derrière Pecorino et moi. Tout ça à cause d’une tempête qui nous a tous séparés.

On partage un airbnb et profite d’un repos plus que mérité ! Sacrée section… La chaîne de montagnes de Wind River m’a vraiment abassourdis.

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