2025 fût une année pleine de rebondissements. Quitter ma mission chez Décathlon pour retourner sur le Pacific Crest Trail ne s’est pas passé comme escompté, mais m’a permis de prendre le temps de réaliser d’autres choses. Achat d’une voiture, réalisation de mes premiers vols en parapente d’une heure, début d’une nouvelle mission en freelance… Et l’achat de ma première maison; le début d’un nouveau projet moins aventurier mais tout aussi passionnant !
Présentation de la maison

Située dans la commune de Wavrin, cette maison fût construite en 1971. En signant l’acte de vente définitif fin décembre 2025, je savais que j’allais me lancer dans une longue période de rénovation pour la remettre au gout du jour, pour l’embellir et pour la sécuriser d’un point de vue électricité. La signature a pris un peu de retard en raison d’un soucis de servitude qui n’avait jamais été acté, mais c’est le 26 décembre que j’ai définitivement récupéré les clefs; entamant les travaux dès le lendemain. Faisons un petit tour du propriétaire avant les travaux :


La maison repose sur un terrain de 255m² et fait un total de 80m². Elle possède un sous-sol de 40m², un garage attenant de 25m² permettant de garer jusqu’à 2 voitures dans la longueur, une véranda de 21m², un jardinet de 43m² orienté Ouest/Sud-Ouest et d’un jardin d’environ 75m² orienté Est/Nord-Est.


Elle est pourvue de 3 chambres de 9m², 10m² et 11m² dont la plus petite me servira de bureau pour mes jours de télétravail. Le salon-salle à manger fait une superficie de 26,5m² et est pour le moment fermé de la cuisine de 10m² qui se trouve du côté du jardin.




Etape 1 : Détapissage

La première étape consistait à retirer toutes les magnifiques tapisseries d’époque empilées les unes sur les autres. Présentes des murs aux plafonds, on en retrouvait aussi dans le fond des tiroirs, à l’intérieur de la boîte à pain, et jusque sur les couvertures des livres de cuisine. J’ai pu compter sur ma famille, mes amis et Alizée pour retirer, non sans mal, les multiples couches qui semblaient parfois avoir fusionné avec le béton.



Etape 2 : Dépose de la cuisine

Bien qu’il ne soit pas encore prévu de changer la cuisine, préférant prioriser le financement du reste des travaux pour le moment, il était nécessaire de déposer la cuisine actuelle. Une fois fait, on s’est rendu compte qu’une partie des enduits des murs et du plafond ne tenait plus trop. Armé de la décolleuse à papier peint, on s’est mis à tout gratter. Sur les murs, c’étaient deux couches de papier peint pris en sandwich par trois couches d’enduits. Sur le plafond, un enduit, une peinture et un papier peint. De nombreuses heures et douleurs au bras plus tard et la cuisine était maintenant prête pour l’électricité..

Etape 3 : L’électricité

Archaïque en tout point, l’intégralité de l’électricité devait être refaite. La maison étant principalement en béton, de nombreuses saignées devaient être creusées, tant pour passer les cables que pour y mettre les boîtes d’encastrement qui serviront de point d’ancrage pour les nouvelles prises et interrupteurs.

Un nouveau tableau électrique devait être monté et réceptionner tous les cables de la maison qui passent par un coffrage fin au niveau de la cuisine. La plupart des cables du rez-de-chaussée passent par le sous-sol tandis que l’étage traverse la dale au niveau du couloir pour rejoindre le coffrage de la cuisine. Pour se faire, j’ai loué une carotteuse avec deux couronnes pour percer des trous propre; 2 pour l’électricité, 2 pour les aines de VMC des toilettes et de la cuisine. Une journée épuisantes pendant laquelle nous nous sommes amoché les bras et les mains tant cette machine a de la force, et vu le nombre de fois où la couronne se bloquait sur un fer du béton… Nous avons profité de cette machine pour agrandir les trous pour le réseau de chauffage et pour l’électricité vers le garage.

Pour passer l’électricité du coffrage de la cuisine vers le garage où se trouve le nouveau tableau, il fallait percer le mur en béton. Tout se passait plutôt bien, lorsque l’électricité de toute la maison s’est coupée; l’intégralité de l’ancien réseau passait dans ce mur là alors que cela devait passer à 30cm sur le côté. Absolument tout, même la terre, a été coupé. On a du se faire un petit tableau de travail avec un disjoncteur et une prise temporaire, et raccorder le tout à la terre que l’on voit passer dans la cave. Puis, pour les nombreuses semaines qui suivent, utiliser des multiprises et rallonges pour avoir un peu de lumière et utiliser les outils un peu partout dans la maison.

Malgré leur très faible hauteur sous plafond, nous avons du ramper dans les combles pour installer des boites de dérivations et tirer des gaines pour l’électricité de l’étage. On a pu connecter les prises et éclairages de l’étage et enfin ne plus avoir besoin de lampes d’appoint et de rallonges pour travailler.

J’ai enchainé avec la préparation de l’électricité pour le rez-de-chaussée. Saignées et trous à foison pour venir y coller des boites d’encastrement et tirer les cables. J’ai aussi fait une grande saignée verticale dans un mur du salon, puis un trou vers le haut pour atteindre les combles perdues afin d’y faire passer la fibre qui arrivera dans l’une des chambre.

Un mois et demi après avoir perdu l’électricité de toute la maison, mon père à réussi à repérer et reconnecter les plafonniers des toilettes et du salon. Quel bonheur d’avoir de la lumière et du courant au rez-de-chaussée ! Surtout en hiver où les jours sont particulièrement courts…

Etape 4 : Le chauffage
La maison est pourvue d’une chaudière au gaz, mais l’ancien réseau de chauffage n’était pas optimale. En effet, deux radiateurs dont le style est largement dépassé, étaient positionnés à des endroits qui ne m’arrangeaient pas. Le grand radiateur du salon, de plus de 2 mètres de long, était accroché sur un mur que je voulais faire tomber afin d’ouvrir la cuisine sur la pièce principale. Et le petit radiateur de la cuisine prenait trop de place pour la disposition de la nouvelle cuisine que j’envisage. Après avoir vidé le réseau complet de chauffage, j’ai retiré les 2 radiateurs qui ne m’allaient plus et j’ai commencé à faire les saignées et trous qui me permettront d’attacher deux nouveaux radiateurs verticaux, plus modernes, mieux placés, et plus puissants.

Néanmoins, il ne m’est pas possible de me greffer sur le réseau existant dans la cave car c’est déjà en dérivation de la boucle bitube qui sort de la chaudière. Je n’ai donc pas le choix que de démonter le réseau existant au rez-de-chaussée et dans la cave, et de le refaire proprement. Je m’y attaquerai prochainement.
Etape 5 : Ouverture du mur semi-porteur
La cuisine n’est pas très large. Avec au moins 2,35m et au plus 3m, on peut s’y sentir un peu à l’étroit. Je voulais ouvrir une partie du mur qui la sépare avec le salon afin d’agrandir les espaces et de laisser passer plus de lumière. C’est aussi un moyen de laisser de la place pour y mettre l’un des radiateur vertical qui viendra remplacé l’ancien de la cuisine.
Il s’agit d’un mur semi-porteur en béton armé, d’une épaisseur de de 14cm. J’hésitais à intégralement le faire tomber, l’ouverture n’étant pas très longue (2,20m) et proche du mur de facade. Néanmoins, pour rester prudent, j’ai décidé de laisser une poutre de 20cm sur le haut pour maintenir un peu de charge, même si elle ne semble que très peu connectée au plafond.

La meuleuse que j’utilise ne traverse pas intégralement le mur et m’obligeait donc à faire une trace d’un côté du mur, puis une de l’autre en espérant tomber au même endroit. Le matériel étant lourd et puissant, et laissant énormément de poussière derrière lui, j’avançais très lentement. Si lentement que j’ai consulté des artisans pour avoir un devis. Quand j’ai perdu un petit bout d’os dans un doigt à la suite d’un choc, j’ai préférer faire passer quelqu’un qui, avec le matériel adéquat, pourrait me faire ça proprement et rapidement, avec évacuation des gravats.

Premier artisan qui passe sur le chantier, et première grosse déception. Il s’est présenté sans sa meuleuse, n’ayant « pas compris qu’il fallait tailler le mur » alors que c’était la raison pour laquelle il s’était déplacé quelques jours auparavant pour me faire son devis. Il a donc utilisé la meuleuse que j’avais, pas adaptée. Il n’avait tellement aucune considération pour le travail demandé qu’il faisait une découpe d’un coté du mur puis utilisait un marteau burin pour faire tomber le reste. Mais en faisant ça, ça explosait l’arrière de la poutre, la fragilisant alors qu’elle était censée, même un minimum, porter la dalle du dessus. Le gars est même parti en me laissant au sol un bout de mur d’un bon 400kg car il « n’avait pas le temps de le débiter », et en cassant 4 plaques de placo neuves et 10 tubes IRL pour l’électricité. Un carnage. Moi qui n’était de base pas partant pour faire passer des artisans, j’en suis vacciné.

En elle même, l’ouverture est incroyable et apporte beaucoup de place, de lumière et de convivialité. Ca agrandi les deux pièces encore plus que je ne l’imaginais. J’avais par contre mal fait mes mesures sur le bout de mur que je garde sur le bas, donc je l’ai rehaussé un peu. J’ai aussi réparé au maximum la poutre et j’ai mis une grosse équerre pour la figer dans le mur de facade. Du mortier, du map et un petit bout de placo plus tard et la voilà propre et solide ! J’adore le rendu.

Etape 6 : Les enduits

Certains murs de l’étage, déjà refermés avec le nouveau réseau electrique, pouvaient être préparés pour les peintures. Après un gros coup de ponçage, un lessivage des murs, une sous-couche de peinture pour figer le fond et favoriser l’accroche de l’enduit, nous avons pu commencer à faire nos premières bandes et nos premiers ratissages. En premier, l’utilisation d’un enduit garnissant nous a permit de rattraper les plus gros défauts des murs. Un bon ponçage plus tard, et nous pouvions faire un nouveau ratissage avec un enduit garnissant pour combler les défauts grossiers qui n’ont pas été corrigés par le premier. Nous voulions poncer et passer à l’enduit de finition mais, la maison n’étant pas chauffée, les enduits n’étaient toujours pas secs. On s’est donc concentré sur d’autres tâches.

Etape 7 : Isolation des combles perdues
En ouvrant une partie des combles perdues pour y faire passer la fibre, je me suis rendu compte qu’elles étaient isolées avec 1cm de polystyrène. On peut donc dire qu’elles n’avaient pas d’isolation. Fort heureusement, nous n’avions pas commencé à faire les enduits des murs de facade car certaines fenêtres seront à changer. Donc j’ai sorti la petite meuleuse et j’ai ouvert les bas de mur. Le terrain est prêt pour mettre un isolant, mais ce sera pour plus tard.

Etape 8 : Peinture des portes et bâti
Peintes à l’arrache avec un pinceau qui laissait des traces, les portes et les bâtis de porte avaient besoin d’un gros coup de ponçage et de quelques couches de peinture. Ma mère s’est attelée à la tâche et, même si ce n’est pas encore fini, le rendu est bluffant ! De portes dégueulasses, on passe à des portes comme neuves. Il en est de même avec les fenêtre et volets nettoyés à la vapeur par ma tante. Bien que certaines seront changées à terme, on retrouve le beau blanc du PVC qui se cachait derrière une couche de crasse accumulée depuis des années.

Etape 9 : Désherbage

Le terrain avait besoin d’un peu d’entretien; le voisin mitoyen ne s’occupe ni de son jardin, ni de son jardinet. En ressort une grosse quantité de lierre. Un gros travail a été fait pour désherber tout ça. Même s’il reste quelques passages à la déchetterie à faire, le jardinet est désormais bien plus propre et le jardin aussi. Encore pas mal de travail est à prévoir, avec notamment un changement ou un taille drastique de la haie, mais c’est sur la bonne voie.


Conclusion
Deux mois après l’obtention des clefs, la maison a drastiquement changé. L’avancé des travaux est considérable et, même si de nombreuses heures de travaux sont encore à prévoir, c’est impressionnant de voir tout ce qui a été fait et entamé en si peu de temps. En ne bossant sur la maison que les weekends et trois jours de congés, je ne peux être que content de l’avancement actuel. J’ai beaucoup d’aide sur le chantier, tant des copains, que de la famille et d’Alizée, et c’est certain que je n’en serai pas là aujourd’hui sans leur précieuse aide. Les travaux continueront dans deux semaines; place maintenant à une semaine de congés et de repos. Le chantier aura eu raison d’un petit bout d’os dans ma main, de nombreux bouts de peau et gouttes de sang, et d’innombrables cheveux, mais elle n’aura pas raison de ça !

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![[Partie 1] Rénovation d’une maison Camerica](https://adventures.orieux.net/wp-content/uploads/2026/01/image_editor_output_image-802440033-1767883795391-768x432.jpg)



1 Commentaire
Salut Baptiste,
Ça fait plaisir de retrouver tes newsletters !
Je suis ravie pour toi et ton amie de l’acquisition de cette maison et vous vous donnez tant de mal… mais c’est super, même s’il y a encore beaucoup de travail, c’est un beau projet auquel vous pouvez être fiers !
Bon courage pour le suite,
Virginie (collègue de ta maman)