Deux mois se sont écoulés, et les travaux de rénovations ont bien avancé ! Il est encore trop tôt pour pouvoir s’y installer, mais l’ambiance globale de la maison a drastiquement changé. Retour sur ces deux derniers mois de dur labeur pour se reconstruire un nid douillet.
L’électricité

On s’était quitté avec une électricité spartiate et le retour très récent de la lumière dans le salon. Mon père a bien avancé sur l’assemblage du tableau final, avec déjà deux lignes sur trois de terminées. J’ai procédé aux dernières saignées nécessaires au passage des prises et interrupteurs, et je suis fin heureux de vous annoncer que cette partie du chantier approche de sa fin. Certes, il restera les nouveaux volets électriques à brancher, et un trou à prévoir pour raccorder une lumière d’extérieur. Il reste aussi la véranda et le garage à relier, mais l’ensemble des pièces principales sont reliées et fonctionnelles. Ce n’est plus qu’une question de branchement.

L’isolation
Comme vu au début du chantier, les combles perdus sous rampants (en dessous des fenêtres de l’étage) était inexistant. J’avais procédé à l’ouverture dans toutes les pièces de l’étage à l’exception de la salle de bain, car je souhaiterais m’atteler à cette pièce plus tard. Il me fallait maintenant isoler tout ça pour refermer les murs et passer aux enduits.

J’ai commencé par isoler la dalle à l’intérieur des rampants. En effet, les pièces du bas débordent d’un bon 45cm dans les rampants. Ne pas isoler la dalle, c’était s’exposer à de gros pont thermique sur tous les plafonds de façade au RDC. J’ai utilisé des panneaux de laine de roche, que j’ai maintenu au sol avec des morceaux de bois de récupération. C’était fastidieux, car je devais visser en diagonal pour bien maintenir ces accroches, mais le rendu n’est pas trop mal.

Pour la suite de l’isolation, je devais faire les murs. Le plus simple était d’utiliser du bois de récupération pour créer des sortes de rails à l’intérieur des combles, afin de maintenir des panneaux de laine de roche que j’allais glisser à la verticale derrière le mur. L’opération était fastidieuse à cause des positions dans lesquelles je devais me mettre pour visser les lattes et glisser l’isolant, mais le rendu est vraiment propre. Il m’a fallu presque une journée pour faire le bureau et la première chambre, et le trio composé d’Alizée, de son frère et de sa copine ont réalisé la seconde chambre en un rien de temps.

Alors que je faisais une saignée dans la salle de bain pour y mettre trois prises électriques, je me suis rendu compte que l’isolation de ce mur était catastrophique. Même pas 3cm de laine de verre disparate et en très mauvais état isolait ce mur du lambris en PVC qui donne directement dehors, sur le pignon. Il était hors de question de laisser ça comme ça, surtout pour une pièce dans laquelle le moindre degré de moins se fait ressentir. J’ai donc ouvert une grosse partie de ce mur, alors que je ne voulais pas trop toucher à la salle de bain tant que je ne m’étais pas installé dans la maison.

S’en est ensuivi de nombreuses découpes dans les plaques de plâtre encore en bon état afin d’avoir la place de glisser 10cm de laine de roche. Je remets les placo réutilisables, et j’utilise deux plaques de placo hydro pour reboucher le reste. Une bonne chose de faite !


Le coffrage du frigo
J’ai choisi de ne pas partir vers un frigo encastré, car les retours que l’on m’avait faits n’étaient pas très bons malgré l’esthétique clairement meilleure. Afin d’avoir quelque chose de propre, il est plus judicieux d’avoir un plan de travail qui se termine sur un mur et le frigo juste à côté. C’est en plus un placement qui évite qu’on le voie depuis le salon/salle à manger. Pour ce faire, j’avais le choix de faire un simple mur en plaques de plâtre, ou un mur en carreaux de plâtre. Cette dernière solution étant plus fine, et plus simple à transporter dans une citadine, le choix était vite fait.

À chaque jour de travail son bloc de posé ! En faisant bien attention de renforcer le tout avec des fers, dans le mur, dans le sol et dans le plafond, j’ai monté cette petite cloison. Elle encapsule aussi toute la partie électricité, et permettra de cacher les gaines de VMC qui sortent du coin de la pièce. Les murs n’étant pas droits, je n’ai pas réussi à faire un mur avec un bel angle à 90°, mais c’est quelque chose que je rattraperai avec de l’enduit plus tard.
Renouvellement de l’air
Je redoutais un peu la pose de la VMC. Non pas que ce soit compliqué en soit, mais parce que je devais faire face à plusieurs problématiques. La première, c’était de faire un coffrage minimaliste dans la cuisine afin de ramener la gaine de la VMC jusqu’aux toilettes. Je ne voulais pas d’un gros coffrage difforme, donc j’ai taillé mes rails pour réduire leur taille, mais passer la gaine dans un espace aussi restreint sans l’abîmer n’était pas aisé. Il fallait en plus la faire traverser la dalle béton par les deux trous que l’on avait carottés à l’étage, sans l’abimer, à nouveau. Avec minutie, patience et beaucoup de préparation à base de scotch pour recouvrir tout ce qui pouvait les abimer, j’ai réussi à m’en sortir.

J’ai dû faire le même passage dans la dalle pour la gaine de la cuisine, un peu plus grosse que celle des toilettes. Il m’a fallu ouvrir un peu plus les trous dans la dalle, mais c’est finalement passé sans trop de difficultés.

L’étape suivante, c’était d’installer la bouche de sortie extérieure de cette VMC. Comme le bloc central allait se trouver dans les combles, mais que le toit ne possède pas de tuile permettant une évacuation de l’air, il fallait faire sortir l’air en façade. La seule façade disponible depuis les combles, c’est le pignon au-dessus du garage. Je pensais au début que c’était un mur plein, en parpaing, mais non, c’est juste un lambris en PVC qui sert de façade. Je suis monté sur le toit du garage, et j’ai installé une échelle, inclinée à cause du garage. Bien évidemment, c’est à ce moment-là que la météo s’est gâtée; petites pluies et bourrasques. L’échelle est tombée à deux reprises lorsque je n’étais pas dessus, et la troisième fois, en essayant de la retenir, je me suis planté le cutter dans un doigt. Un peu de sang, mais rien de grave, on a continué l’opération !

Pendant que je montais le long de la façade, c’est mon père qui se frayait un chemin en rampant dans les combles. Pour rappel, les combles sont très étroits et la hauteur maximale sous le toit avoisine les 60cm; c’est toute une aventure de s’y déplacer pour rejoindre la façade ! En une demi-heure, on avait fait le trou, placé la bouche d’aération, étanchéité et fixé le tout. Mais ce n’était pas terminé, il fallait maintenant poser la VMC en elle-même et raccorder toutes les gaines.

L’arrivée électrique avait été préparée en amont. J’ai repiqué un câble dans une boite de dérivation, fais la connexion sur le bloc, suspendu le tout du mieux que j’ai pu, puis j’ai connecté les différentes gaines. L’arrivée de ces dernières n’était pas optimale pour éviter les coudes, mais je n’avais pas trop le choix sur les emplacements pour les connecter, donc j’ai fait au mieux. Une fois toutes ces étapes de terminées, c’était le moment de vérité; tout est-il fonctionnel ? J’allume le disjoncteur, la VMC se met en route, un bon débit est tiré de chacune des gaines : mission réussie ! Il n’y a plus qu’à refermer le coffrage dans le couloir du haut.

Le réseau de chauffage

Alors que j’avais déjà imaginé toutes les manières de me raccorder au réseau de chauffage actuel via deux tuyaux de cuivre déjà en place dans la cave, je me suis rendu compte que c’était déjà une dérivation du circuit principal, avec un diamètre trop faible pour alimenter trois radiateurs. J’ai donc dû repenser le circuit et comment me raccorder à l’étage, car les tuyaux passent au travers de la dalle et je n’avais guère envie de refaire tout ça. Comme la chaudière va, à terme, quitter la cuisine pour partir dans le fond des toilettes, il me fallait tout commencer de là.

Trois heures pour percer la dalle afin d’y passer quatre gaines pour les tuyaux multicouches. Un des fers du béton armé nous a clairement cassé les pieds. Et le marteau perfo qui a décidé de faire des siennes avec un faux-contact n’a pas arrangé les choses. Une petite réparation sur le chantier et on était de nouveaux en train de castagner ce fer jusqu’à-ce qu’il ne cède. Sitôt percé que c’était déjà rebouché avec les quatre morceaux de gaine. De là, j’ai commencé à tirer mes tuyaux de multicouche en diamètre 20 pour faire la boucle principale. Je les ai maintenus au plafond avec des chevilles et des colliers de serrage. Le rendu est plutôt propre, mais pas terminé; il va maintenant me falloir sertir tous les raccords et les dérivations vers les trois radiateurs. En parlant des radiateurs, j’ai gardé celui de l’entrée, sur lequel je devrais juste me raccorder au cuivre, mais j’ai décidé de remplacer le grand radiateur du salon et le petit de la cuisine avec deux gros radiateurs verticaux de 1755w; l’un à moitié entre la cuisine et la salle à manger, sous la poutre, et l’autre dans un coin du salon.

Pour placer les nouveaux radiateurs, j’ai dû faire de grosses entailles dans le mur et dans la dalle afin d’avoir un passage jusqu’à la cave où je ferai mes raccords. Je ne voulais pas de tuyaux qui sortent du sol, compliquant la pose d’un parquet et favorisant l’accumulation de poussière. Pour faire une arrivée des tuyaux dans le mur, j’ai dû creuser bien profond et cintrer lentement le multicouche pour ne pas le croquer. J’ai sellé le tout avec du map sans oublier de mettre des gaines pour la dilatation à la chauffe. La prochaine étape, c’était de faire les marquages de l’emplacement des radiateurs afin de préparer les trous pour y mettre les supports. De nombreux calculs, dont certains que j’ai raté une fois, pour enfin avoir quelque chose de bien centré et propre.

La poutre et le muret
Parlons de la poutre. Salopée par l’artisan qui était venu terminer d’abattre le mur, j’ai dû dans un premier temps la renforcer. Avec une équerre en métal pour les lourdes charges et des vis à goujons pour le béton, j’ai incrusté dans le mur de façade ce renfort qui, probablement pas nécessaire, me rassurait tout de même. Au moins, maintenant, ça ne bougera plus ! Le tout recouvert de mortier à prise rapide était désormais invisible et bien incrusté à la fois dans le mur et dans la poutre.

Pour rattraper les angles complètement défoncés, j’ai préféré poser une lame de placo sur le dessous et sur la partie cuisine de la poutre. Ça me permet de repartir sur une base saine et d’avoir quelque chose de bien plus propre. La partie salon a été réparée avec du map afin d’avoir une surface lisse pour accueillir les enduits. Pour le dessous par contre, j’ai eu l’idée d’ajouter un bandeau COB pour l’éclairage du plan de travail, et pour habiller un peu cette protubérance du plafond. Les profilés que j’ai commandés n’étaient pas compatibles entre eux, j’attends donc de recevoir le nouveau modèle pour terminer ça. L’arrivée électrique n’était par contre pas de tout repos, car je devais passer dans le mur de béton avec un angle presque à 90° pour récupérer le courant depuis le fond des toilettes.

Le muret, je l’avais coupé un peu trop bas. La découpe, terminée par l’artisan, n’était vraiment pas propre. J’ai donc réalisé un petit coffrage afin de couler du mortier à prise rapide que j’ai renforcé avec trois fers. Les angles n’étaient pas parfaits, mais quelques coups de meuleuse et j’avais un rendu assez propre pour commencer les enduits. J’ai mis des profilés d’angle afin d’avoir des coins bien droit et de renforcer ces parties susceptibles de prendre des coups vu leur position.
Innondation
Pour faire l’isolation de la salle de bain, j’ai dû retirer les meubles de la salle de bain. Il n’y a pas de vanne pour fermer l’eau du robinet. J’ai donc coupé l’eau de la maison, dévissé le robinet, retiré les meubles et revissé le robinet. Sauf que je l’ai vissé à la main, en prenant bien soin de vérifier que le joint était en place. C’était la fin de journée, je suis rentré bien fatigué. Le lendemain, je passais au magasin pour acheter 12 sacs de 25kg d’enduit pour compléter les 5 sacs déjà achetés. J’en ai profité pour négocier une petite ristourne vu le volume acheté. Je ne voulais pas laisser 300kg dans la voiture jusqu’au weekend donc je suis retourné sur le chantier pour tout déposer.

Quelle ne fu pas ma surprise quand, en ouvrant la porte d’entrée, je remarque une flaque dans le couloir. J’entends aussi de l’eau couler dans la cave. Un peu paniqué, je vérifie les tuyaux des toilettes, ayant fait pas mal de travail au niveau des arrivées et évacuations d’eau, j’avais peur d’avoir abimé quelque chose. Non, rien dans les toilettes. Je vois que le mur de l’escalier est trempé. En allant voir dans la salle de bain, je remarque une fuite dans la salle de bain, au niveau du robinet. Serrer à la main le robinet n’était pas suffisant, la pression a fini par permettre à l’eau de s’écouler. C’est au total 190 litre d’eau qui ont coulé en moins de 24h. Suffisant pour faire éclater tout le lambris sur un mur de l’escalier, faire moisir deux murs dont un déjà enduit une première fois, faire gonfler une porte que ma mère venait de terminer de rénover, et me faire craindre d’avoir cassé quelques machines qui trempaient dans ces flaques.

Au final, plus de peur que de dégâts, mais il y aura clairement du travail en plus pour retirer le lambris et refaire le mur derrière. Je n’aimais pas ce lambris, mais je ne prévoyais pas vraiment de le changer; ce sera quelque chose que je ferai plus tard. Ma mère a réussi à ravoir la porte, avec beaucoup de ponçage et quelques couches de peinture. Si je n’étais pas repassé sur le chantier le lendemain, ça aurait pu être catastrophique.
Les enduits
On avait commencé les enduits dans la première chambre et dans le bureau. Accrochez-vous, ça a bien changé ! Un travail déjà colossal a été réalisé depuis le dernier article. Tous les murs et plafonds de la première chambre ont eu leurs deux couches d’enduit garnissant, avec leur ponçage et dépoussiérage respectifs. À l’exception des murs de façade car j’attends de changer les fenêtres. De même pour le bureau. S’en est suivi la salle de bain avec quelques imprévus; la colle qui tenait les lames de PVC, bien que poncée, grattée et peinte, a fait cloquer la première passe. Il a fallu tout gratter et repeindre avec de la glycéro pour complètement figer les résidus. Seul le dessous de la mansarde n’a pas encore eu d’enduit, car je dois vérifier une petite fuite au niveau du toit.

Ensuite, c’est le couloir de l’étage qui a eu deux murs de fait. Tous les murs des toilettes ont déjà eu une couche, voir deux pour certains. Tous les murs de la cuisine, ainsi que le plafond. Tous les murs du salon, ainsi que le plafond. La poutre, le muret, le coffrage de la VMC… Tout y est passé !









C’était un travail énorme, géré d’une main de maitre, que l’on a fait avec ma sœur, le frère d’Alizée, sa copine et Alizée. On a rattrapé des murs qui étaient creusés sur près d’un centimètre par endroit. Et qui dit enduit dit lessivage et sous-couche de peinture en amont, puis ponçage à chaque fois et dépoussiérage. Au moins deux couches d’enduit garnissant par mur, une couche pour les plafonds du bas et deux couches pour les plafonds du haut.

Faire les enduits, c’est aussi faire des bandes dans tous les coins et entre tous les raccords de plaques lorsque du placo est utilisé. C’est un travail minutieux et long, mais nécessaire pour avoir un beau rendu. Une fois la bande posée, il faut bien poncer avant de commencer à enduire le mur ou le plafond… Un travail chronophage, mais dont les résultats sont immédiatement visibles et qui changent radicalement l’ambiance de la maison. Fini les murs dégueux, abimés et pas droit. Fini les murs en béton. Fini la tapisserie ! Maintenant, place aux beaux murs et à la clarté du blanc. Déjà 15 sacs, soit 375kg d’enduit en poudre utilisé.

Pour les murs et plafonds du salon et de la cuisine, il ne reste que la couche de finition avant de pouvoir commencer les peintures. La pose des sols arrivera bien plus tard, mais on commence à voir le bout de ces deux grandes pièces. Bien évidemment, vous commencez à me connaitre, tous ces enduits m’ont donné une tendinite au poignet droit. À chaque projet que je réalise ses blessures !

La suite
Dans les semaines qui viennent, on va continuer les enduits, terminer le réseau de chauffage et bouger la chaudière, faire les premières peintures et poser les deux radiateurs. La pose de la cuisine devrait être possible dans les deux ou trois mois qui viennent, et les meubles de la salle de bain, même temporaires, devrait bientot pouvoir trouver leur place. A leur réception, les fenêtres de l’étage seront posées nous permettant de finir intégralement les enduits des chambres et du bureau. Encore beaucoup de travail est nécessaire avant de pouvoir s’installer, mais les avancées faites en deux mois sont impressionnants. Les weekends et soirées passées sur le chantier payent. C’est super encourageant ! Surtout quand je compare avec des photos du tout début ou d’il y a 2/3 mois…
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![[Partie 2] Innondation et enduits](https://adventures.orieux.net/wp-content/uploads/2026/04/PXL_20260318_162822105-768x432.jpg)
![[Partie 1] Rénovation d’une maison Camerica](https://adventures.orieux.net/wp-content/uploads/2026/01/image_editor_output_image-802440033-1767883795391-768x432.jpg)


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JE T’AIME BAPTISTE J’ADORE TON ENDUIT