L’un des principaux défis d’une longue aventure du genre est mental. Quand ce dernier n’est plus, et que le corps a lui aussi du mal, c’est un mélange dangereux qui peut compromettre l’accomplissement d’un tel projet. Alors que je traversais l’état du Massachusetts, j’ai été frappé par ce dur mélange. Dans l’espoir que cela change, je me suis accroché du mieux que je pouvais.

Jour 114 Pluie 27 : mile 1481,8

Petite journée aujourd’hui; je traverse un pont, fait une petite montée et j’arrive sur une route que je suis jusqu’à arriver dans la ville de Kent. Sur cette route, je vois un ours traverser un champ et manquer de se faire renverser quand il traverse la route. J’ai aussi traversé un campus universitaire juste avant d’être en ville. Je ne savais pas que c’était une propriété privée et je me suis fait gentiment raccompagner à la sortie par l’un des gardes qui m’a donné un peu d’histoire sur le lieu. En ville, j’ai enfin pu faire une douche et une lessive. J’ai par contre eu un début de très grosse diarrhée. Toutes les 15 minutes, parfaitement liquide. Ça ressemblait beaucoup au Norovirus, un virus assez courant sur ce sentier, mais je n’avais pas les nausées qu’il entraîne. Peut-être un autre virus. J’ai repris la route tout de même.

J’ai du être un peu déshydraté à cause de cet épisode de diarrhée, car j’ai fait un malaise au bout de quelques kilomètres. Je me suis allongé avec les pieds en l’air, j’ai bu et mangé, et ca a fini par passer. Je ne suis pas allé beaucoup plus loin; deux kilomètres seulement et je suis arrivé dans un campement dans lequel je me suis installé pour m’endormir avant 18h, alors que mon ventre semblait aller mieux.

Jour 115 : mile 1505,5

Je me lève une heure plus tôt que d’habitude car je dois arriver en ville avant 17h pour récupérer un colis avant que le bureau de poste ne ferme. Je n’étais pas très motivée par la marche, surtout vu les dénivelés que j’avais de prévus aujourd’hui, mais une fois que j’étais lancé, ça allait beaucoup mieux ! J’ai fait la première montée, bien trop raide comme toujours, assez rapidement, profitant de la première matinée fraîche depuis longtemps. Il n’y avait pas 100% d’humidité et je n’étais pas en train de suer à grosses gouttes comme les précédents jours; un bonheur ! De plus, mon ventre allait beaucoup mieux et même si j’étais un peu déshydraté de la veille, ça n’a pas duré.

J’ai continué ma journée, profitant des vues lorsqu’il y en avait, et des centaines de champignons le long du chemin. C’était vraiment plaisant. Un peu moins lorsque dans le bas de la montagne se trouvait un circuit automobile, générant beaucoup de bruit. Heureusement, en une heure de marche, je m’en étais suffisamment éloigné. Le dénivelé était conséquent jusqu’à atteindre la ville de Falls Village. 1200m au total. Avant d’arriver en ville, j’ai mangé un milkshake dans un restaurant; un petit plaisir qui faisait du bien alors que la température était montée d’un cran.

En arrivant au bureau de poste, j’ai eu le malheur de voir que le colis n’était pas là. Il n’avait pas bougé de la France depuis 13 jours. Je comptais beaucoup dessus. Il contenait une vie de Doxycycline, l’antibiotique à utiliser en cas de maladie de Lyme. Deux de mes amis viennent d’avoir cette maladie transmise par les tiques. Une maladie qui peut avoir des séquelles dramatiques. Une prise antibiotique rapide permet de limiter les risques. Hors, il est très compliqué de se procurer ce médicament aux Etats Unis, et il peu se passer quelques jours entre les premiers symptômes et la prise en charge par un médecin lorsqu’on est perdu en pleine nature. Je comptais donc sur cette boîte pour avoir une solution de secours en cas de piqûre de tique entraînant le moindre symptôme. A cause de la poste française, je n’aurai pas l’esprit tranquille. Je me trouve dans les états face lesquels les tiques sont les plus présents et les plus atteints de Lyme. J’en ai encore trouvé 3 sur moi aujourd’hui. Pas attachés, mais tout de même.

Je repars, bredouille, mais surtout énervé par la situation. J’allais être de retour sur le sentier quand j’ai vu une caravane faire de la trail magic. En m’approchant, j’ai reconnu Chipotle qui était assis en train de boire un coca avec le trail angel. Chipotle, c’est un gars que j’ai rencontré en 2016 sur le PCT et que j’ai failli croiser l’année dernière sur le CDT alors qu’il marchait vers le sud. Quelle coïncidence de le retrouver là ! Ça ne faisait que quelques jours qu’il était sur le sentier pour faire une petite section.

Un peu plus loin et j’atteignais le mile 1500. Il me reste désormais moins de 700 miles à faire pour atteindre Katahdin. Je suis passé à côté d’une cascade, puis j’ai fait une dernière longue montée. J’ai passé un abri, une pierre en forme de pouce, et une belle vue avant de trouver un campement au bord d’un petit ruisseau. J’aurai marché presque 24 miles aujourd’hui, avec un peu plus de 1600m de dénivelé positif; une très bonne journée !

Jour 116 : mile 1529,0 – Great Barrington

J’avais une grosse journée de prévue. A peu près la même distance qu’hier, avec autant de dénivelé, mais bien plus raides. Il y a eu par exemple la montée jusqu’à Bear Mountain; particulièrement longue et raide, et qui était censé offrir une très belle vue lorsque je suivais la falaise. Malheureusement, le qualité de l’air est de nouveau très mauvaise en raison des feux au Canada et la fumée bloque la vue. Il a fait particulièrement chaud ce qui n’était pas terrible quand j’étais au soleil, mais l’eau était abondante.

De l’autre côté de la montagne, dont la descente etait assez technique en raison des murs de rochers, j’ai traversé la frontière entre le Connecticut et le Massachusetts. Un état de plus de terminé ! Le sentier a suivi un très beau ruisseau avec quelques cascades ce qui était un changement d’environnement très intéressant. J’ai raté un virage et je me suis retrouvé à faire quelque centaine de mètres en plus.

J’ai commencé à sentir une douleur particulière dans le dos. En touchant, j’ai senti beaucoup de petits boutons qui étaient extrêmement sensible. J’ai tout de suite pensé au zona. Celui que j’ai eu il y a quelques années le fait toujours mal. Moins que l’année dernière sur le CDT, mais c’est toujours gênant par moments. J’ai commencé à avoir peur. J’ai marché de plus en plus vite afin d’être osculté par un médecin le plus vite possible pour que ce soit traité le plus tôt possible afin d’éviter les séquelles.

J’ai traversé un marais dans lequel je me suis fait bouffé par une horde de moustiques, avant d’enfin atteindre la route, non sans mal. De là, j’ai fait du stop. J’ai été pris en stop par Francis, un ancien randonneur de 72ans. Il m’a déposé aux urgences de Great Barrington et m’a attendu dans la salle d’attente. Le medecin m’a annoncé que ca semble etre une reaction allergique au fameux sumac. Ca ressemble effectivement beaucoup à un zona mais c’est bien moins grave ! Je ne vois absolument pas comment j’ai réussi à avoir ça à l’arrière du dos et nul part ailleurs alors que j’ai toujours mon sac sur moi. Mais je dois prendre des mesures pour nettoyer tout mon matériel afin de retirer les huiles de cet arbre pour éviter que ça ne se répandre partout. Francis m’a déposé au centre communautaire où j’ai installé ma tente. Il m’a proposé de visiter son atelier de construction et de réparation de violons demain.

Jour 117, 118 : mile 1529,0 – Great Barrington

Je me suis retrouvé à faire deux zéro. Le premier parce que mon dos était trop douloureux. J’ai fait le nettoyage de tout mon matériel, changé de t-shirt, fait une douche et profité de la piscine, du jacuzzi et du sauna pour me détendre un maximum. Le second, parce que la météo annonçait 5cm de pluie sur la journée et que j’ai marché suffisamment vite ces dernières semaines pour me permettre ce genre de repos. J’ai pu visiter l’atelier de Francis, ce qui était très intéressant car il est passionné par ce qu’il fait.

C’est le weekend d’une fête nationale; le 4 juillet. Du coup, tous les hôtels sont bondés, sauf un, à 35 minutes de route de Great Barrington, direction l’état de New-York. On était en train de chercher un moyen de nous rendre là bas quand on a été accosté par un ancien randonneur pour le moins très particulier; QuickSilver. Il est très gentil mais plane à quelques kilomètres d’ici. Il propose tout de même de nous déposer à l’hôtel contre le jus du poulet qu’était en train de manger Squirrel. Je vous l’ai dit, un personnage pour le moins particulier ! Il n’a pas l’eau courante dans sa maison et nous l’a répété plusieurs fois, mais on ne savais pas encore en quoi ça allait être un point important.

J’ai par contre un nouveau record dans cette ville. J’ai dépensé pour 65€ dans McDonald’s en 24 heures. Ça ne m’était encore jamais arrivé !

Jour 119 : mile 1542,5

Sur les coups de 7h, QuickSilver est venu nous chercher à l’hôtel avec des burritos maison. Avant qu’on ne prenne la route, il en a profité pour utiliser la douche et les toilettes. Il nous a déposé sur le sentier un peu avant 9h. La météo était menaçante, mais pas de pluie pour le moment. Il faisait lourd. 26 degrés le matin avec 90% d’humidité. J’avais deux grosses montées très raides sur la journée, et j’ai particulièrement détesté ça; avec les moustiques et mon corps trempé de sueur, c’était vraiment inconfortable.

Au bout de 8 miles à monter et descendre sur des rochers trempés, j’ai atteins la route 23 que j’ai emprunté vers l’ouest jusqu’à arriver à une chapelle qui propose de la trail magic. Deux quesadillas et un soda plus tard, je repars sous le soleil pour la seconde montée. Sur l’un des rochers, je glisse et retombe sur le côté de ma cheville droite, ce qui m’a laissé une douleur pendant quelques heures. J’ai tout de même réussi à atteindre l’abri avant que la pluie ne commence. Par contre, le sentier est rempli de boue, de flaques, et à de nombreuses reprises le sentier n’est plus qu’un cours d’eau.

Jour 120 Pluie 28 : mile 1565,5

J’ai passé une très bonne nuit à l’abri de la pluie et des moustiques. Il était par contre temps de le remettre en route pour une grosse journée. Départ sous la pluie. Le sentier est inondé de partout. Les montées et descentes se font dans des petits ruisseaux qui forment le sentier. Et lorsque ce dernier n’est pas inondé, c’est de la boue qui m’attend. J’atteins finalement un champ dans lequel des ponts et pontons en bois sont faits, mais même eux sont sous l’eau tant il pleut depuis une semaine. J’ai réussi à éviter 3j de pluie en restant en ville mais le sentier prend un coup depuis tout ce temps.

Bien évidemment, l’humidité est à son maximum et je suis dégoulinant de sueur. A tel point que je ne daigne même pas utiliser mon parapluie. Je profite d’un petit stand qui vend des sodas pour faire une petite pause. Quand je commence à me refroidir, je reprends la marche. Quand la pluie s’arrêtait, j’étais attaqué par des dizaines de mouches et moustiques.

J’ai fini par faire une seconde et dernière pause sous un pont à côté d’une autoroute. À moitié à l’abri de la pluie, j’ai avalé quelques barres chocolatées pour tenir le coup jusqu’au soir. 23 miles avec seulement deux pauses ; je n’avais jamais fait ça. Ma cheville était par contre particulièrement douloureuse de la veille, à cause de la chute que j’ai faite. J’espérais que ça se passe pendant la nuit mais ce n’était pas le cas. Je vais donc commencer à prendre des ibuprofenes ce soir. Bien évidemment , pour terminer la journée en beauté , j’ai remarqué que la ceinture de mon sac à dos est en train de s’arracher. Je n’ai absolument pas envie de racheter un sac à dos dans l’urgence… J’ai passé 1h30 à essayer de le recoudre, tout en consolidant avec un peu de super glue. J’espère que ça tiendra les 600 prochains miles !

Vous l’avez peut être vu, mais je dois avouer ne pas prendre de plaisir sur le sentier ces deux dernières semaines. C’est un consensus autour de moi en ce moment. Entre la météo, les vues inexistantes et le sentier en lui-même, ça devient vraiment compliqué. Je ne trouve aujourd’hui plus rien d’intéressant sur l’Appalachian Trail. Je m’accroche tout de même en espérant de tout mon cœur que le Vermont et le New-Hampshire renversent la balance. Ces états sont supposés être magnifiques. De plus, je ne suis qu’à 40j de marche de la fin du chemin; je ne vais pas quitter maintenant.

Jour 121 : mile 1586,1 – Cheshire

La pluie et l’orage se sont abattu sur l’abri en pleine nuit. J’étais de mon côté bien content d’être au sec ! Ça a par contre remonté l’humidité d’un cran.

J’avais deux miles à faire pour atteindre la maison de la Cookie Lady. C’est une famille qui cuisine des cookies et prépare de la limonade pour tous les randonneurs. J’y arrive assez tôt et je ne rencontre du coup que le mari et l’un des chiens. Je m’installe quelques minutes dans ce très bel environnement et je déguste ces mets. Quelques miles plus loin, un autre trail angel offrait des soda frais. Ça faisait beaucoup de bien au moral et c’était cool de pouvoir reposer mes jambes. Ces dernières avaient un peu de mal car le sentier est inondé, plein de ronces et rochers, et couvert de boue.

Je traverse la petite ville de Dalton vers midi. En passant à côté d’une maison, un homme me fait signe de venir. C’était Tom, un trail angel qui nourrit régulièrement les randonneurs. Il m’a préparé des pâtes et une grande glace. De quoi me préparer pour la montée suivante. Il faisait lourd, mais au moins il ne pleuvait pas ! Quoi que j’aurais probablement apprécié un peu de pluie pour faire partir les mouches, moucherons et moustiques.

Je n’ai plus vraiment de force pour cette dernière montée. Et je suis las de ne pas avoir de vues. J’ai de plus en plus l’impression de perdre mon temps sur ce sentier. De moins en moins d’envie de marcher. Ça devient vraiment dur de me lever le matin en sachant que je dois marcher dans ces conditions.

J’arrive finalement dans la ville de Cheshire qui offre un coin de gazon sur lequel on peut s’installer. Avec des toilettes, de l’eau et de l’électricité, c’est un petit luxe. De plus, Charmaine, une trail angel, est venue pour nous nourrir de salade, burger et fraises. Un geste qui m’a fait beaucoup de bien au moral.

Jour 122 : mile 1605,1

Je n’ai pratiquement pas dormi de la nuit. La raison, c’est que Mantis, dans la tente d’à côté, a vomi et eu la diarrhée toute la nuit, tout comme Timber quelques kilomètres derrière. Entre les bruits et les odeurs, je n’arrivais pas à trouver le sommeil. Il semblerai qu’elle et Timber aient attrapés le fameux norovirus.

Je prend tout de même la route sur les coups de 6h30 avec un premier arrêt au DunkinDonut qui était sur le sentier, pour un petit déjeuner très copieux. De là, j’entame la longue montée jusqu’au mont Greylock. Il s’agit du point culminant de l’état du Massachusetts, que le sentier gravi totabilisant 1000m de dénivelé positif d’un coup sur 12km de long. Je n’ai pas eu ce genre de longue montée depuis bien longtemps ! Je profite du frais matinal pour faire un maximum de distance, mais la température monte bien plus vite que je ne m’approche du sommet. Je me met à suer à grosse goutte ce qui attire les moucherons.

Le sentier était bien plus praticable que la veille, avec moins de boue et moins d’eau, mais toujours aussi raide par endroits. Je sens que je me déshydrate un peu. Par chance, j’arrive à un parking à 2km du sommet, sur lequel attendait un trail angel. Il m’a donné un soda et de l’eau pétillante bien fraîche puis m’a cuisiné une omelette et deux pancakes. Un régal ! Un peu plus loin, juste avant le sommet, une femme m’a donné une limonade. Ça m’a fait beaucoup de bien et j’ai pu atteindre le mont Greylock. Il y avait beaucoup de touristes, mais j’ai su y faire abstraction et profiter d’une vue. Enfin. Après tant de temps à ne rien voir d’autre qu’un dessous de forêt, je peux enfin profiter d’un point de vue des alentours. C’était très beau, même si assez couvert par la fumée du Canada qui revient à la charge.

Le sentier redescend jusqu’à la ville de North Adams qu’il traverse. J’étais particulièrement fatigué en raison de la petite nuit et du dénivelé que je venais d’avoir, donc j’ai fait une petite sieste. Puis j’ai bu un soda et beaucoup d’eau qu’avait laissé l’une des églises de la ville et j’ai repris la route, entamant la seconde longue montée. Cette dernière n’était que de 600m sur 6km de long. J’étais particulièrement en forme. Je ne sentais pas mes jambes (et je n’avais plus de douleurs aux chevilles!) et je ne m’essouflais pas malgré un rythme soutenu. Par contre, j’étais en train de me faire harceler par les moustiques et moucherons. Un vrai enfer. J’en ai eu plus d’une vingtaine dans les yeux sur la journée, ça rend fou.

La fin de la montée était particulièrement raide et n’était que sur des rochers, sans réel sentier. C’était un peu plus énergivore mais j’ai tenu bon ! Quand j’ai atteins le sommet, un orage s’est déclaré derrière moi. Je n’étais alors qu’à deux kilomètres du campement que je visais. Ayant un peu peur d’être trempé d’autre chose que de ma sueur, j’ai accéléré le pas. Un peu avant le campement, j’ai traversé la frontière entre les états du Massachusetts et du Vermont. Me voilà dans l’antépénultième état de l’aventure ! Au campement, j’ai retrouvé Friction que je n’avais pas vu depuis 2 semaines lorsqu’elle a eu son infection à la maladie de Lyme. Timber et Mantis sont restés en ville car ils n’avaient aucune force.

Jour 123 : mile 1619 – Bennington

J’ai réussi à récupérer de ma petite nuit. Ça fait beaucoup de bien ! Départ sur les coups de 5h45, enfilant mes vêtements toujours trempés de la sueur de la veille. Je n’ai que 14 miles pour atteindre la route depuis laquelle je rejoindrai la ville de Bennington. C’étaient 14 miles avec 700m de dénivelé. Ça s’est plutôt bien passé, ce n’était pas trop compliqué. Par contre, c’était très boueux. A plusieurs reprises, ma chaussure à failli restée bloquée dans la boue. Les frottements répétés sur la peau de mes pieds humides tendent a l’arracher. J’ai de nouveau une petite plaie ouverte à l’arrière des talons, et des cloques aux orteils. Ça ne m’empêche pas d’avancer vite.

Après quelques heures de marche, je suis tombé nez à nez avec un porc-épic. Il n’était pas trop rassuré de me voir et n’a pas posé pour la photo, mais j’ai pu prendre quelques clichés potable. Cette rencontre m’a beaucoup fait plaisir et m’a redonné un peu d’espoir pour la suite de l’aventure. L’espoir que ça change un peu, que je prenne plus de plaisir à l’avenir.

En haut du dernier mont, j’ai appelé une navette pour les prévenir que j’allais arriver à la route et qu’ils pouvaient se mettre en route pour me récupérer. De là, la descente était assez raide. La dernière partie était un escalier fait de pierres. Assez rude sur les genoux, c’était tout de même bien plus plaisent que de la boue ! De là, j’ai rejoints Squirrel à l’hôtel et on a passé pour reste de la journée à manger, dormir, et regarder la télé. J’ai aussi pu avoir une douche et faire une lessive… Plus que nécessaire !

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