Pour ceux qui me connaissent bien, vous savez à quel point j’apprécie les enfants… Le trajet ne m’a clairement pas fait changer d’avis ! Dans le premier avion, 3 bébés se relayaient pour hurler ou pleurer. Il n’a pas du y avoir plus de 10mins de silence, m’empêchant de dormir malgré les bouchons d’oreilles, la musique, ou la fatigue. Changement d’avion à Los Angeles; mon ticket indique terminal 0 et porte 54A. Sauf que le terminal 0 n’existe pas. A l’accueil, on m’invite à aller au terminal 4, sauf que la porte 54A se trouve dans le terminal 5. Au final, retour au terminal 4 car la porte a changé entre 2 ! Et rebelote; 2 enfants intenable à 3 rangs de moi. Impossible de dormir. Avion qui aura une grosse demi-heure de retard car la porte de la soute ne se fermait plus. Une fois à Phoenix, en pleine nuit blanche alors qu’il était 19h30 heure locale, j’ai réussi à m’incruster dans la voiture d’un jeune couple qui sortait de l’aéroport pour qu’ils me déposent à la station de bus. J’avais 7h30 pour me reposer avant que mon bus n’arrive, mais c’était sans compter sur… Des mômes en train de gueuler, pour changer. Me voilà allongé dans une station de bus à essayer de gratter quelques minutes d’un précieux sommeil. L’attente était très longue. Le bus arrive avec une bonne demi-heure de retard, puis nous nous mettons en route. La première heure, un enfant juste derrière moi criait beaucoup empêchant le bus de dormir mais il a fini par se calmer et j’ai réussi à gratter un petit 2h de sommeil. Le bus a fait un arrêt de 30 minutes qui n’était pas prévu allongeant le retard qu’il avait déjà accumulé. Aux alentours de 10h15, donc, j’ai été déposé à Lordsburg, ville que le CDT traverse après la première section de 5j. J’avais jusqu’à midi pour faire mes courses, préparer deux colis de ravitaillement et les déposer à la poste avant qu’elle ne ferme. C’était la course et, malgré la fatigue et la chaleur déjà bien présente, j’ai réussi à finir cette tâche dans les temps, à quelques minutes peine de la fermeture !

J’ai profité de mon après midi pour faire quelques rencontres avec des randonneurs qui venaient de finir la première section. Qu’il est bon de parler anglais ! J’ai notamment rencontré Fix-It, un américain de 65ans, avec qui j’ai partagé une chambre d’hotel les samedi et dimanche soir. J’ai réussi à tenir (et non sans mal !) toute la journée sans me reposer histoire de me coucher à la bonne heure locale. La journée du dimanche, après une nuit de presque 12h, c’était repos, resto et bière ! J’ai d’ailleurs déjà pris mes petites habitudes au macdo du coin.

À 2h30 du matin , impossible de me rendormir , l’excitation et d’impatience m’ont tenue éveillé jusqu’à l’arrivée de la navette. Nous avions 3h de route pour rejoindre la frontière sur une route de terre des plus délabrée. Au plus on s’approchait de la destination finale au plus la pression montait. Sur la route, nous avons croisé de très nombreux randonneurs en train de remonter jusqu’à Lordsburg. C’est assez surprenant car cette randonnée n’était jusqu’à lors pas très connue, mais cette année semble être un peu plus peuplée.

Jour 1 : mile 14,9

Début désertique

Slawn, Kyle, Steffen et moi avons été deposés a la frontière vers 9h30 du matin. A peine le temps de prendre quelques photos que j’étais en route sous ce soleil chauffant. Il n’y avait pas vraiment de chemin, mais juste des balises à suivre au loin en se frayant des chemins dans la brousse. Rapidement, la température est montée et est devenue insupportable. Il n’y avait pas un coin d’ombre sur les 10 premiers kilomètres ! J’hésitais à partir avec 5 ou 7l d’eau ; j’ai fini par en prendre 5 que j’ai bu tout au long de la journée jusqu’à arriver à la Water Cache n⁰1. Il était intenable de marcher dans ce désert en pleine journée. J’ai finalement trouvé un coin d’ombre où je me suis installé quelques heures. J’ai été rejoint par Gator, un randonneur que j’avais croisé sur le PCT ! Nous ne savions pas que nous faisons le trail en même temps, c’est une sacrée coïncidence ! Il était en train de marcher avec Mercy, son chien. Elle est adorable avec des petites chaussures et le suit partout avec un grand sourire.

Shady

Mon dos m’a fait très mal et je ne vois vraiment pas ce que je peux faire de plus que ce que j’ai deja fait pendant ces 6 derniers mois pour que ca aille mieux. Ca, la fatigue et la chaleur m’ont sapé le moral à une vitesse folle. J’en suis même arrivé à me demander si c’était bien ce que je voulais, de souffrir à nouveau 5 mois en pleine nature. J’étais prêt a abandonner.

Je me couche tout seul au beau milieu du désert, pour une nuit à la belle étoile dans un silence de plomb. J’essaie de tout surélever pour ne pas avoir de surprises avec les souris. Mes pieds étaient un peu douloureux mais ça allait. J’ai tout de même préféré ne pas faire la distance prévue pour ne pas trop forcer au début.

Passage sur une route

Jour 2 : mile 31,4

Départ de bon matin, aux alentours de 5 heures pour profiter de la fraîcheur de la nuit. J’ai plutôt mal dormi; il faisait relativement chaud et j’avais la tête qui tournait. J’ai vu passer à peu près toutes les heures, parfois même en me réveillant en pleine crise d’angoisse; venais-je vraiment de tout quitter en France pour devoir abandonner aussi tôt ? Un projet que j’ai dans le coin de ma tête depuis si longtemps et pour lequel je n’éprouve pourtant aucun plaisir… Étais-je vraiment venu jusque ici pour au final ne pas pouvoir réaliser mon rêve a cause de cette douleurs inexpliquée au dos ? Entre ca et la solitude qui pesait déjà de plus en plus lourd sur mes épaules alors que ce n’était que le tout début de l’aventure… J’étais dépité.

J’ai réussi à marcher d’une traite une longue section en utilisant le lumière de la lune. Quand le soleil s’est levé, la chaleur est repartie de plus belle. Mon dos allait au début plutôt bien, jusqu’à de nouveau me faire atrocement souffrir. J’étirais et je massais autant que possible mais la douleur finissait toujours par revenir. J’ai tenté à peu près toutes les configurations possibles pour mon sac, rien à faire, j’avais des poussées de douleur.

J’ai tout de même réussi à aller jusqu’à la water cache avant 11h afin de me reposer pendant les heures chaudes de la journée. Je me suis mis à l’ombre d’un panneau d’information et je devais me déplacer toutes les 20 minutes pour ne pas me retrouver au soleil. Une heure plus tard, Doug, un ami de M&M et Yeti que j’avais rencontrés à Lordsburg, est arrivé en voiture, à installé une tonnelle et m’a invité à me joindre à lui. Il attendait le petit groupe qui arrivait pour leur faire la surprise. Il m’a donné une bouteille d’eau fraiche (très appréciable car l’eau que je suis contraint de boire est tiède) et m’a préparé un sandwich. Ca m’a remonté le moral, ne serait-ce que de voir et de pouvoir parler à quelqu’un. J’ai beaucoup de mal a prendre du plaisir, ni même à imaginer réussir à prendre du plaisir sur cette randonnée. Etre entouré de quelqu’un a grandement calmé ma petite voix intérieur. Sont arrivés après, d’autres randonneurs. Nous nous sommes retrouvés à 8 dans ce petit coin d’ombre. Je suis resté presque 4 heures en attendant que la température baisse.

Section poussiéreuse

Des nuages sont arrivés, le vent s’est levé. Il était donc temps de me remettre en route pour quelques miles. L’état de mon dos a empiré, tandis que mes pieds tenaient bien le coup.

Je me suis finalement installé dans un recoin a l’abris du vent où Yeti, M&M, Erika et Emma m’ont rejoint. Nous dormirons donc à 6 ce soir ! C’est bien plus rassurant. J’envisage tout de même de devoir abandonner mon projet en raison de mon dos. J’ai pris triple dose d’anti inflammatoires, fais des étirements, un massage, et je me suis couché, espérant que ça aille mieux le lendemain.

Jour 3 : mile 47,2

Début matinal, aux alentours de 5h30, après une nuit bien plus réparatrice. J’ai eu du mal a me rendormir entre 2 et 4h, mais j’étais bien plus a l’aise. Nous avons tous beaucoup parlés hier soir et ça nous a fait du bien. Nous sommes tous un peu dans la même situation, ayant du mal à dormir, ne prenant pas de plaisir, nous sentant assez seuls.

Sous les nuages

J’ai marché a la lumière de la lune une fois de plus, mais cette fois ci, en écoutant un épisode du podcast The Trail Show. C’est un podcast américain que j’appréciais beaucoup sur le PCT et cela m’a rappelé beaucoup d’excellents souvenirs. Pour la première fois depuis le début de l’aventure, je me suis senti a ma place, et j’ai pris du plaisir à marcher dans le calme matinal. J’étais suivi d’assez près par Yeti qui trouvait que c’était une bonne idée de marcher à la fraîche.

Aux alentours de 10h, je suis arrivé à un point d’intérêt du sentier : un arbre. C’est suffisamment rare pour qu’il soit marqués sur les cartes, c’est dire ! Il y avait une glacière qui venait juste d’être déposée par le gérant de magasin d’Hachita. Dedans, des bonbons et des boissons pleines d’électrolytes, le tout baignant dans de gros glaçons. C’était incroyable de pouvoir profiter d’une boisson très fraîche alors que la température ne faisait que monter !

Le trail faisait des montées et descentes, tantôt sur du sable, tantôt sur des pierres, et parfois même sur des graviers. Ce n’était vraiment pas facile d’avancer mais je savais que Doug allait nous attendre au prochain croisement de route. La température augmentait considérablement quand je suis arrivé aux abords d’un ravitaillement en eau. Yeti était terrifié car une vingtaine de vaches et taureaux squattaient les lieux, rendant le terrain miné de déjections et de carcasses. Il n’osait pas avancer. Alors on s’y est pris à deux. On a réussi à nous frayer un chemin jusqu’au robinet où nous avons rempli nos bouteilles d’eau avant de nous installer sous un semblant d’arbre dont le sol était jonché de merdes. Les autres nous ont petit à petit rejoint et nous avons tous mangés ensemble. Puis je me suis remis en route.

Profitons d’un peu d’ombre

C’était brutal comme section. De moins en moins d’ombre, pas d’eau, et un soleil de plomb. J’ai finalement réussi à rejoindre la route à coté de laquelle attendait M&M dans un tout petit coin d’ombre. Une heure après, Doug est arrivé et nous a donné de l’eau fraiche et de la salade de pomme de terres. C’était un régal ! Il nous a aussi annoncé que les températures qui étaient prévu ont finalement été revus à la hausse. Ainsi, le premier jour, nous avions 40 degrés, le second 36, et aujourd’hui 39. Slawn, qui avait commencé le même jour que moi, disait qu’il ne faisait pas si chaud que ça, qu’elle venait du Texas et qu’elle était habituée à cette chaleur. J’ai pourtant appris aujourd’hui qu’elle a abandonné le premier soir.

Un partage du seul coin d’ombre des environs

Nous sommes dans un haut désert, à environ 1300m d’altitude. La chaleur et la hauteur nous ont clairement tous joué des tours.

Vers 17h, j’ai repris la route pour quelques miles. Le vent s’est levé abaissant légèrement la température. Néanmoins, cela soufflait de plus en plus. On s’est donc tous arrêtés avant d’atteindre le haut de la colline, dans un petit renfoncement un peu à l’abris du vent. De nombreuses souris se baladent par contre, j’ai un peu peur qu’elles tentent de passer au travers de mon sac pour récupérer ma nourriture.

Nous avons beaucoup discutés à 7 en mangeant nos repas, puis avons raconté des histoires tout en regardant les étoiles filantes, avant de nous coucher dans un incroyable calme, accompagné d’une douce brise fraiche. Ca changeait de toute cette journée pendant laquelle j’ai bu 9L d’eau.

J’ai pris beaucoup de plaisir aujourd’hui, malgré les conditions et l’état de mon dos qui ne s’arrange pas.

Jour 4 : mile 68,5

Départ a 5h20 ça matin, pendant que les souris et les coyotes tournaient autour du camp. Le vent s’était bien atténué pendant la nuit et la température avait d’un coup chuté. J’ai passé une première partie de nuit excellente, mais j’ai eu beaucoup de mal a me rendormir entre 2 et 4h.

Zigzag en plein désert

Le trail commence à prendre un peu d’altitude, sur un sentier assez rocheux. À force de faire des écarts sur les côtés, mes chevilles commencent a me faire mal. J’enchaîne régulièrement une petite séance de massage et d’étirements pour les aider mais je sens bien que ça reste fébrile. Je commence aussi à trouver certains mouvements qui calment les douleurs de dos, au moins temporairement. Je fais notamment craquer les vertèbres et côtes afin de tout remettre en place. Ca reste douloureux, mais j’arrive tout de même à marcher.

Vers 10h, j’arrive devant un superbe arbre que j’utilise pour faire une grosse sieste. Une water cache était à quelques centaines de mètres à peine, mais j’ai bien vu qu’il n’y avait pas d’ombre. Je me remet ensuite en route, je prend de l’eau, et le voilà parti sur une superbe mais très aride section de plus de 18km sans aucun coin d’ombre. Mais vraiment, aucun ! Il fait 37 degrés, il y a pas mal de vent a certains endroits créant devant mes yeux des tourbillons de poussière, puis d’autres passages sans air où je ne peux que pester sur cette accablante chaleur.

Au moins un de mes yeux est constamment en train de pleurer à force de recevoir de la sueur, de la crème solaire, de la poussière et du vent. C’est très désagréable ! Mais comme j’étais content d’arriver devant une tonnelle !! Apple, un trail angel très connu, s’installe à ce même endroit prévenir 15j depuis 20 ans et propose des boissons fraîches et un peu d’ombre. Quel énorme bonheur !

De la trail magic !

Nous nous sommes retrouvés à 11 sous cette petite tonnelle et avons passé quelques heures. Vers 15h, je me suis remis en route dans un désert peu accueillant. Avant de partir, il m’asperge d’eau avec un pistolet à eau en me disant que j’en aurai besoin. Il avait raison. Je commence maintenant a comprendre le slogan et trail : « Embrasser la brutalité ». Ce sentier est effectivement excessivement brutal, et ca ne fait que 4j…

J’ai été rattrapé par M&M et Yeti avec qui j’ai un peu marché. Nous devons par exemple traversée un immense champ de vache de 7 miles sans pouvoir nous arrêter à cause du manque d’ombre et des réserves en eau qui diminuaient rapidement. On est finalement arrivé à un abreuvoir que nous avons utilisé pour remplir nos bouteilles.

Pas un coin d’ombre sur plus de 10km, malgré une très haute température

J’ai saigné du nez. C’est assez courant tant l’air est sec et plein de poussière. C’est la première fois que ça m’arrive mais tout le petit groupe a déjà saigné au moins 2 fois. J’ai aussi appris que Steffen, qui avait commencé le même jour que moi, à du quitter le trail le second jour à cause d’une déshydratation. Tout le monde semble dire qu’ils ne prennent pas de plaisir sur cette première section.

J’étais sur les rotules mais il nous fallait pousser un peu pour se rapprocher un maximum de Lordsburg afin d’y arriver assez tôt le lendemain après midi. On a donc fait 2 miles de plus alors que mes chevilles, pieds, dos et mollets me tuaient. Arrivés au campement vers 20h30, je n’ai pas demandé mon reste. Ibuprofènes, massages, un petit repas, un grand verre d’eau et je m’écroule sous une pluie d’étoiles filantes facs un ciel parfaitement noir. Que la nuit est belle dans le désert… Nous sommes 6 dans un grand campement, il y a une très bonne ambiance. Qu’il est bon de retrouver cette communauté !

Selfie de fin d’après-midi

Jour 5 : mile 83,6 – Lordsburg

Début de journée a 4h30 après une très mauvaise nuit. J’ai été tenu éveillé par les douleurs musculaires puis par les coyotes. Impossible de marcher sans ma frontale car la lune commence à disparaitre et le trail est très dur à trouver tant il existe de chemins. J’observe les étoiles filantes tout en marchant les derniers miles jusqu’à la civilisation. Je ne m’arrête que 2 fois sur de petites pauses tant je suis pressé d’arriver en ville pour manger un macdo et reposer mon corps qui en a déjà beaucoup bavé.

J’ai pris le détour par la route de terre. C’était une longue section peu intéressante pendant laquelle je pouvais voir au loin la ville que j’allais rejoindre.

On prend place devant le macdonald’s !

A 11h, j’avais marché les 14,9 miles (24km) qui séparaient le campement du macdonald’s. J’ai pris trois menus, fait connaissance avec de nouveaux randonneurs, et on s’est tous posés devant le restaurant a boire et manger jusqu’à ne plus en pouvoir. Puis on a voulu prendre une chambre d’hôtel et acheter des bières mais une tempête de sable et de poussière a coupé l’électricité de toute la ville. Tous les commerces ont fermé. On a du attendre 6h avant que les chambres d’hôtel ne soient déverrouillée. Nous ne voyions plus rien dans les rues de la ville ! On est donc restés dans le noir, dans le magasin, le temps que la tempête passe. Il y avait une drôle d’atmosphère. Quelle aventure !

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8 Comments

  1. Hey ! Sacrée première partie ! Merci de partager tout ça avec nous ! Je sais ton amour des burgers et ton aversion pour le reste, mais ne penses tu pas que manger sain quand tu es en ville pourrait aider ton corps à récupérer ? Tu sais, des bons nutriments dans de la bouffe plus naturelle… Il doit bien exister des burgers frites moins indus que McDo, non ? Soigne ton corps, l’esprit suivra 😉
    Je te souhaite une bonne suite de parcours ! J’ai hâte de te lire, tu me fais voyager !
    Bises

    • Le macdo n’est effectivement pas le meilleur endroit pour avoir de la nourriture saine ! Mais pas de panique, sur les 5 repas sur je prend en ville, un seul est a macdo 😉

  2. Charlotte S. Reply

    L’aventure commence bien dites donc 😅
    Mais je sais que tu iras jusqu’au bout !
    Reste fort, je me languis de lire et vivre la suite à travers ton récit !

  3. Rémy D-F Reply

    Hello there ! Et bien, quel début d’aventure !
    T’as l’air d’en baver un max, avec ce fichu désert, mais tu tiens le coup, physiquement, mais surtout mentalement.

    J’ai bien lu tes gros doutes et petite déprime, mais je me dis que cela doit être dû à l’extrême fatigue de ton voyage qui, clairement, à te lire, s’est mal passé entre les gosses qui t’ont empêché de partir et le stress, j’imagine, des mauvaises indications à Los Angeles (on pourrait s’attendre qu’une des plus grandes villes du monde ait quand même une meilleure signalitique et logistique !), dont tu te serais surement bien passé.

    Le manque de sommeil, ça ruine la santé et ça courbature, mais ça ruine surtout le moral.

    C’est cool tout ces gens que tu croises (et as déjà croisé) en ces quelques jours !
    Je me serais attendu à un truc plus solitaire (mais je ne connais pas tout ça).

    Parcontre, je t’avoue que j’ai dû mal à te suivre avec tous ces pseudonymes.
    N’hésites pas à prendre tous ces gens en photos (s’ils te le permettent) afin qu’on puisse mettre un visage sur tous ces noms ^^

    Et franchement, si tu manques autant de sommeil et que ça te ruine physiquement (et surtout mentalement), force pas trop et prend plus de repos entre les étapes.
    Ce serait con d’être contraint à abandonner parceque tu te serais coincé le dos à trop forcer. ^^

    Et bonne chance aussi pour un point dur de ton expédition aux USA : la bouffe américaine ! Lol

    Note : J’adore tes photos, très bonne qualité ! Surtout le petit selfie à l’ombre de la brousse.

    N’hésites pas à blinder ton histoire de photo, qu’on voyage aussi par l’image. 😉

    Allez bonne continuation !
    A bientôt pour la suite ? ^^

    PS : Va dans un vrai resto américain et prend moi en photo un VRAI, BON, burger américain (pas cette merde de fast-food McDo lol). Ca me rappellera quelques souvenirs aussi. <3

    Bises (et fist bump)
    Rémy

    • Merci pour ton retour ! J’essaierai de faire un trombinoscope quand j’aurai des photos d’un peu tout le monde 🙂
      Le vrai burger, c’est pas pour aujourd’hui, mais ça ne saurai tarder !

  4. Super génial ton récit ! C’est trop chouette de pouvoir suivre tes aventures et regarder tes photos !
    Tu es un véritable champion dis donc, un exemple de mental pour nous tous (je peux aller me rhabiller avec mon iron :P)
    Courage a toi, je suivrais tes aventures dans les moindre détails jusqu’au bout et quand tu reviendra tu me raconteras tout en long et en large autour d’une petite bière (enfin !)

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