L’un des points phare de cette randonnée, c’est le parc national des Great Smoky Mountains. L’un des parcs les plus visités des États-Unis. J’en ai beaucoup entendu parler, et j’étais impatient d’enfin le découvrir. Il est par contre assez courant d’avoir de faibles températures voir de la neige à cette période de l’année. Je me prépare donc à tout type d’environnement et je me lance sur cette section avec beaucoup d’excitation et d’impatience.

Jour 24 : mile 164,3 – Fontana Dam

Pour rentrer dans le parc national, il faut un permis. J’ai pris un permis qui commence au 1er avril, donc je vais passer une nuit de plus à Fontana Dam. Un peu de repos avant d’attaquer cette dure section est plus qu’appréciable, et ca va me permettre d’éviter une journée de pluie et d’orage.

J’ai passé ma journée à mettre de la glace sur mes chevilles, manger, jouer au billard. Une journée de détente ! Au soir, j’ai dormi dans une chambre avec Mantis, Baggings, Madame morelle et Shamrock.

Jour 25 : mile 180,8

Si ce n’est le gros orage qui nous a tous réveillés en pleine nuit, j’ai très bien dormi. Je me lève un pleine forme, reposé, et je mange la seconde moitié de mon sandwich de la veille. Shamrock et moi prenons la route à 9h30 après avoir été déposés par la navette. La pluie s’est arrêtée lorsqu’on est sorti de la chambre, et c’est tant mieux ! Sur la route, on a aidé le conducteur à déblayer la voie car de grosses branches étaient tombées.

Début de journée assez tardif donc, malgré la distance et le dénivelé de prévu. C’est notre premier jour dans le parc des Great Smoky Mountains. Cela veut dire que notre permis expire dans 8 jours. Il ne faut donc pas traîner sur cette section de 120km.

Je longe le lac pendant quelques dizaines de minutes jusqu’à rejoindre le plus grand abri du sentier, le fontana hilton. Il a l’électricité, l’eau courante, des toilettes avec chasse d’eau et même des douches gratuites, un grand luxe ! Je ne m’y suis par contre pas attardé. J’ai vite continué jusqu’à atteindre et traverser le fameux barrage d’eau de Fontana. Un grand mur en béton. D’un côté, le lac, de l’autre, une très belle vallée au fond de laquelle les arbres commençaient déjà à être feuillut. De l’autre côté, j’entame la première longue et raide montée de la journée qui m’emmène dans les hauteurs des Smokies.

J’ai pour la première fois commencé à écouter un livre audio pendant cette première partie de journée. C’était plutôt plaisant ! D’habitude, j’écoute plutôt de la musique, des podcasts scientifiques, ou le calme de la nature. En parlant de calme, ce n’était pas pour aujourd’hui ! Il y avait énormément de vent, avec des rafales à plus de 100km/h, me faisant dévier du chemin ou faisant voler les feuilles jusqu’à mon visage. À plusieurs reprises, des branches ont cassé et sont tombées non loin de moi. Ce n’est pas étonnant vu à quel point les arbres oscillaient et se rentraient dedans les uns les autres.

J’ai fini par atteindre le premier sommet sur lequel était une tour de guet contre les feux de forêts. Je ne me suis pas aventuré dedans car il manquait des barrières de sécurité sur l’escalier et le vent la faisait trembler.

Le reste de la journée, c’étaient des petites montées et descentes à répétition. Rien de bien compliqué mais qui m’a tout de même contraint de faire 1600m de dénivelé positif sur la journée ! Une fois dans les hauteurs par contre, le sol était couvert de petites fleurs blanches. C’était vraiment un spectacle magnifique, confirmant l’arrivée du printemps. Les températures sont par contre encore assez basses. Ainsi, il est prévu -1 pour cette nuit. Je dormirai donc avec mon filtre à eau dans mon sac de couchage pour éviter qu’il ne gèle. C’est d’ailleurs la première fois que je l’utilise sur ce sentier.

La fin de journée était un peu dure, principalement parce que je n’avais plus de force. Autant de dénivelé et autant de distance est peut être un peu trop pour ce début d’aventure, mais mon corps finira par s’y habituer. Je pensais par contre que j’allais pouvoir profiter d’une bonne nuit mais le vent souffle dans l’abri de 14 personnes, et mon voisin est à priori malade et ronfle abusément fort. On verra ce que ça donne.

Jour 26 : mile 197,2

La température est tombée à -2 degrés dans le refuge. Je n’ai eu froid que sur les coups de 5h quand le vent froid s’engouffrait jusqu’à mon visage. Mon nez était endoloris. J’ai finalement trouvé une position dans laquelle le vent ne me dérangeait plus mais c’était très inconfortable pour mon dos. Je n’ai que somnolé jusqu’au réveil.

Début de journée par un taping que m’a fait Pink Flops, une kiné. C’est censé aider mes tendons des fibulaires à se reposer. On verra ce que ça donne. Puis on fait une petite séance collective de renforcement musculaire des fessiers et chevilles. Ensuite, je me met en route pour me réchauffer.

C’était très beau de me balader dans cette nature endormie et gelée. La rosée rendait le sol tout blanc, un peu comme les fleurs le faisaient la veille. Tout au long de la journée, j’ai pu voir l’évolution de l’ouverture des fleurs.

Première grande montée de la journée, très raide, à tel point que je suis contraint d’utiliser mes mains. Au sommet, je suis la crête jusqu’à atteindre un premier point de vue sur les montagnes et monts alentour. Je continue avec des petites montées et descentes, pour ensuite atteindre une seconde grande montée très raide. En haut, j’étais épuisé ! J’étais aussi dans un mood un peu particulier parce que j’ai écouté un épisode assez sombre du fabuleux podcast Radiolab.

J’ai beaucoup mangé pendant ma pause du midi, essayant d’augmenter considérablement mon apport calorifique car je commence à fondre à vu d’œil. Je grignotais 2 barre de céréales à la figue en observant les 3 chevreuils qui se baladaient à quelques mètres de moi autour du premier refuge que j’ai croisé sur la journée. Pour me redonner un petit coup de fouet, j’ai aussi mis de la caféine et des vitamines dans ma bouteille d’eau et me voilà reparti pour la seconde partie de la journée. Les tapings que m’avait fait Pink Flops étaient un peu gênants à l’avant de mes chevilles, mais semblaient plutôt bien aider les tendons que je ne sentais plus particulièrement. J’en étais plutôt content !

Tout au long de l’après-midi, j’ai eu droit à des petits points de vue sur les alentours, ce qui était très gratifiant. Le gel était parti, les fleurs étaient ouvertes. La forêt prenait vie. Les oiseaux étaient de plus en plus présents. J’ai pu observer 2 pic verts en action sur un tronc, et d’autres oiseaux en train de gratter le sol en quête d’insectes.

Au second abri un homme m’a annoncé que le prochain à quelque 3km de là, était déjà bondé. C’était mon objectif pour la journée, donc je me tatais à m’arrêter là. Deux autres personnes du groupe sont arrivés et m’ont annoncé qu’il y avait eu un vol de 2 paires de chaussettes, d’une partie de guêtre et d’une chevillères pendant la nuit, à l’abri dans lequel nous étions. Il suffit qu’on arrive dans une zone touristique et on a ce genre de soucis…

Je regarde la météo et comme aucune pluie n’était prévue pour la nuit, je me dis que je peux utiliser ma tente au prochain abri. Alors je pousse. L’arrivée dans cet abri était incroyable. Des petits bouts de foret de pins et de la mousse en leur pied, le tout avec des couleurs de coucher de soleil… Magnifique !

Il restait au final quelques places dans l’abri, même si de très nombreuses tentes étaient déjà montées tout autour. Je me suis installé à l’intérieur et j’ai retrouvé Guru, que j’avais croisé sur le CDT l’année dernière. Sacrée coïncidence !

Jour 27 : mile 207,7 – Gatlinburg

Très courte nuit pour ce qui s’annonce être une journée incroyable. Nous avions tous un réveil à 5h pour faire les quelques miles qui nous séparaient de Clingmans Dome. C’est une étape très importante, pour plusieurs raisons. La première, c’est qu’il s’agit du mile 200, soit 320km. La seconde, c’est parce qu’il s’agit du point le plus haut de toute l’aventure.

Marche dans le noir à la lumière de ma frontale, je débute cette longue ascension sur les coups de 5h45. Je n’avais que 4km à faire jusqu’au sommet, mais c’était assez raide. J’ai par contre beaucoup apprécié le petit vent frais et le calme de la nuit. J’ai fini par atteindre Clingmans Dome une vingtaine de minutes avant le levé du soleil. Culminant à a peine 2015m d’altitude, une tour d’observation permet de passer au-dessus des arbres pour profiter d’une incroyable vue sur le parc national des Great Smoky Mountains. Y arriver pour profiter du lever de soleil était encore plus impressionnant et marquant. Nous étions une bonne vingtaine, tous très émotionnels, à observer les nuages rouges derrière la chaîne de montagnes. Le ciel a progressivement tourné vers un dégradé d’orange puis de jaune. C’était vraiment sublime. Un moment magique pour fêter le 200 ème mile et le plus haut point de l’aventure. Ce qui semble dérisoire vu les hauteurs atteintes sur le PCT et le CDT, mais tout de même. Et… Vous l’imaginez bien, j’ai suivi la coutume malgré le froid !

Ensuite, c’était principalement de la descente jusqu’au parking de Newfound Gap. Maintenant qu’il fait jour, je remarque à quel point l’environnement a drastiquement changé en si peu de temps ! Fini les arbres démunies de feuilles, bonjour les sous-bois de pins et les mousses multicolores !

Depuis quelque jours, Jesus nous bassine avec un restaurant nommé Cici’s Pizza, dans la ville de Gatlinburg. Pour presque rien, on peut profiter de pizza et de salades en illimité. Vu l’appétit que je commence à avoir, j’étais aux anges en apprenant ça ! Pendant de longues journées, je n’ai cessé de penser à ce buffet à volonté. J’étais si excité à l’idée d’y aller que je n’ai pas fait de pauses jusqu’au parking. J’ai retrouvé 4 personnes du groupe avec qui j’ai commencé à faire du stop. En à peine 2 minutes, un pick-up s’arrête et nous fait monter dans le coffre. C’est parti pour 30 minutes de route à l’air libre ! En ville, on cours tous vers Cici où se trouvaient déjà 13 randonneurs. J’ai mangé 4 assiettes pleines, me forçant à ingurgité un maximum de nourriture jusqu’à en avoir l’envie de vomir. Une petite pause et c’était reparti ! J’ai déjà à priori perdu pas mal de poids et j’ai du mal à augmenter mon apport calorifique sur le sentier, donc j’en profite en ville. Pendant une bonne heure, je n’étais pas bien tant j’avais mangé.

J’ai ensuite rejoins Waldo, Spongebob, PinkFlops et Mantis à l’hôtel, fait une douche et une très petite sieste. Il n’était encore que 14h, tant on avait marché tôt et vite. On a fait une balade dans la ville et, comment dire… J’avais l’impression d’être à Las Vegas. Énormément de touristes, des salles d’arcade, des attractions, des magasins, des musées et des restaurants de partout. Rien n’avait de sens dans cette ville ! Un coup on marchait à côté d’une statue de Godzilla, puis d’un magasin qui vend des drapeaux de la confédération. Il y avait un pont suspendu qui n’offre aucune vue et ne mène nul part, une tour d’observation, des façades incongrues… Un grand n’importe quoi, pour attirer les touristes. Le dépaysement était total.

Au soir, on est allé grignoter et boire dans un bar qui fait des karaokés. J’ai rencontré deux personnes âgées qui habitent à côté de Damascus, une petite ville dans laquelle se passe le très populaire Trail Days, un festival autour de la randonnée. J’aurai l’occasion d’en reparler plus tard. Puis on est rentré à l’hôtel et on s’est couchés vers 22h30. Une grosse journée donc, avec tout de même au moins 20km de marchés.

Jour 28 : mile 223,4

Je n’ai pas spécialement bien dormi, alternant entre trop chaud et trop froid. Je me lève bien fatigué mais la journée de prévue n’était pas trop longue. On prend tous un petit déjeuner puis, vers 10h30, on se dirige vers la navette qui allait nous redéposer sur le sentier. Elle était un peu en retard, et vu le monde sur la route, nous sommes arrivés déjà bien tard au parking. Là, il y avait de la trail magic, donc j’ai grignoté quelques fruits et gâteaux avant d’enfin prendre la route, aux alentours de midi, pour une petite journée de 11 miles.

Il s’agit de la section la plus populaire du parc, et vu la météo, les touristes étaient partout ! Début de marche sur une longue montée. Je suis rattrapé par le groupe qui avance à bonne allure. Je me met derrière eux et je tente de suivre le pas. Me voilà à marcher presque deux fois plus vite que d’habitude, en montée. Mon cœur était poussé à ses limites. Mes jambes étaient en feu et mon front dégoulinait de sueur. Mais j’arrive à tenir le rythme pendant 20, 30, 50 minutes ! Jusqu’à arriver au sommet duquel on pouvait voir les montagnes toutes couvertes d’une espèce de brume ou fumée, d’où le nom du parc.

Je continue tout seul, à mon rythme. Lors d’une autre montée, le groupe me rattrape à nouveau et je fais de même. Une journée très intense niveau cardio ! Et quand on voit l’état du sentier, mes chevilles ont beaucoup travaillées aussi.

Après trois bonnes heures de marche, j’étais assez loin du parking pour enfin ne plus être entouré de touristes et retrouver un peu plus du calme de la nature. J’ai suivi les crêtes pendant de nombreux kilomètres, ayant de temps en temps de belles vues sur le parc.

Quand je suis arrivé à l’abri, il était encore assez tôt. J’étais bien fatigué de la veille et de la distance que je venais de faire, mais en regardant ma carte, je me rend compte qu’il est plus intéressant de faire 8km de plus aujourd’hui jusqu’à l’abri suivant, pour éviter de devoir les faire sous la pluie dans deux jours. De plus, je n’aurai que 4km pour atteindre la ville ; parfait pour se reposer ! Alors j’ai pris un peu de caféine, une grosse gorgée d’eau, et j’ai poussé.

C’était particulièrement long et difficile sur la fin tant je n’avais pas de force, mais le calme et les couleurs des sous-bois étaient jouissifs. J’ai fini par atteindre mon objectif à 19h. 16 miles en commençant à midi, avec beaucoup de dénivelé. Je suis vraiment fier de moi ! J’ai par contre dû me forcer à manger car je n’avais pas faim du tout. Je n’ai au final que très peu mangé de la journée ce qui n’est clairement pas terrible. Je ferais plus attention les prochaines fois.

Jour 29 : mile 241,5 – Standing Bear Hostel

J’ai passé ma pire nuit depuis le début de l’aventure. Je dormais depuis à peine 20 minutes quand mon voisin s’est mis à me ronfler directement dans l’oreille. Malgré les bouchons d’oreilles, c’était intenable. J’ai essayé de le pousser plusieurs fois, sans succès. J’ai essayé de me mettre de la musique dans les oreilles. De prendre un médicament pour dormir. Rien n’allait ! Au bout de 2h, j’ai fini par prendre mes affaires et m’allonger sur la table. Plus étroite que mes épaules, c’était très inconfortable. J’ai réussi à m’endormir et ai été réveillé deux heures plus tard par les rafales de vent à plus de 100km/h, ainsi qu’une fine pluie. À ce moment, ma nuit était terminée. Même pas 3h de sommeil sachant que c’était une grosse journée et que je n’avais déjà pas bien dormi les deux nuits précédentes…

Je commence à marcher à la lumière de ma frontale sur les coups de 6h. En plein dans les nuages, je ne voyais pas grand-chose devant moi. Quand j’étais sur les crêtes, le vent me poussait sans cesse sur le côté. Il faisait froid, et je n’étais clairement pas au top de ma forme.

Quelques heures plus tard, le vent à fait partir les plus gros nuages. J’étais alors proche du détour qui allait vers une tour d’observation. 0,6 miles (1km) hors sentier, à faire dans les deux sens. Je n’ai pas trop hésité à y aller, comme j’étais déjà pas très loin de l’abri dans lequel j’avais prévu de dormir, et comme le chien était en train de se dégager. J’ai marché une partie du sentier avec mon sac avant de le laisser sur le côté pour faire les dernières centaines de mètres. J’ai finalement atteint cette tour fort abîmée par le temps. De là, j’ai probablement eu la plus belle vue de toute la section !

Quand j’ai repris la route, le vent s’est complètement arrêté. J’ai entamé la très longue descente jusqu’à l’abri. Au plus je perdais en altitude, au plus il faisait chaud et humide. J’ai fait la rencontre de deux gros serpents et d’un mille-pattes juste avant d’arriver à l’abri. Là, j’ai retrouvé PinkFlops qui a proposé qu’on pousse les derniers kilomètres jusqu’à Standing Bear Hostel, une auberge de jeunesse très populaire et notre prochain ravitaillement. On était si proches, et il n’était que 14h30, c’était trop tentant. Alors j’ai continué ma longue descente.

J’ai atteins la fin du parc national des Great Smoky Mountains. Un parc national très beau, aux paysages plutôt variés. De belles forêts, de la faune, et un calme parfait lorsque les touristes ne sont pas là. Les abris sont particulièrement bien faits, avec une cheminée à l’intérieur, de la place théorique pour 12 à 14 personnes (18 à 20 en pratique), de quoi prendre la nourriture, des toilettes sèches et des sources d’eau assez proches. Le sentier en lui même est plutôt bien entretenu malgré les arbres récemment tombés. C’était vraiment un bon moment !

Je suis arrivé à l’autoroute 40, que je traverse pour la 3ème fois depuis que j’ai commencé le PCT. De là, le sentier remonte un peu en altitude. Sauf que je n’ai presque pas mangé de la journée. Principalement par oubli, mais aussi parce que j’étais pressé d’arriver à l’abri puis en ville pour une sieste. J’étais aussi à court d’eau, et je n’avais absolument pas prévu qu’il finisse par faire 28 degrés, grand soleil, et très humide. J’avançais lentement, forçant sur chacun de mes pas, essoufflé, la tête qui tournait, et dégoulinant de sueur. Non sans mal, j’ai fini par atteindre l’auberge de jeunesse qui était hors sentier de 400m en montée. À bout de force, j’ai immédiatement bu un coca puis une boisson d’après sport pour reprendre des électrolytes. Deux heures plus tard, j’étais de nouveau en forme.

On a mangé un repas mexicain fait maison, puis on a passé une excellente soirée à boire des bières, chanter, jouer de la guitare et manger n’importe quoi. J’ai trouvé un groupe que j’apprécie beaucoup. Avec PinkFlops, Spongebob, Mantis et Waldo, on rigole bien, ça aide beaucoup lors des journées difficiles.

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